Alpha dénonce « ces politiciens corrompus » !


Politiciens corrompus, montrez-vous ! Ceux qui sont en tout cas visés par la sortie d’Alpha Condé du samedi dernier, à Conakry ont dû avoir une longue nuit cauchemardesque, après avoir suivi le discours revanchard et à l’emporte pièces d’un président de la république presqu’en transe.

En attendant de les dénicher jusque dans leur dernier retranchement, eux qui aiment les compromissions soit au nom de l’argent public, soit au nom d’une prétendue sortie de crise, soit au nom d’une paix inatteignable, Alpha Condé les bouffe, les insulte, leur lancent des défis. Il est temps, grand temps d’éviter les manœuvres politiques au risque de se faire griller. Et donc livré à la vindicte de ses propres militants. Ceux visés par Alpha Condé restent essentiellement Abdourahmane Sanoh de la PCUD et, comme pourrait bien s’y attendre, Dalein Diallo. Et voilà ce que sert Condé à son opposant qui adore des compromis.

Extrait : «Chaque fois qu’il y a des morts, on se précipite pour amener des corps sans passer l’autopsie pour savoir est-ce que c’est un calibre 12 ou est-ce que c’est un fusil de chasse pour comprendre qui a tué. Après on compte les morts. On ne vient pas au pouvoir sur des cadavres. En 1993, j’ai gagné les élections, mais j’ai dit que je ne suis pas venu pour gouverner les cimetières, Conté n’a qu’à garder le pouvoir. Ils envoient leurs enfants en Europe, aux Etats-Unis, ils sont tranquilles là-bas, pendant ce temps, ils jettent les enfants de pauvres citoyens dans la rue pour se faire tuer. Ne vous laissez pas intimider. On va vous donner les arguments qu’il faut pour organiser les débats et que les masques tombent. Y en marre de ces politiciens corrompus. »

A ceux qui quémandent à Alpha et à ceux qui lorgnent dans les caisses noires d’essuyer les tirs du leader du RPG. Et Alpha Condé d’ajouter : « Maintenant, ce n’est pas le président de la République qui sort, c’est le militant. Je suis prêt à la bataille politique. Est-ce que vous êtes prêts ? Alors, ne craignez personne. N’ayez peur de personne, pas de violences, pas d’injures, c’est le débat démocratique. Personne en Guinée ne m’empêchera d’aller devant le peuple pour lui demander ce qu’il veut et faire sa volonté. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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