Choix des délégués et surveillants: l’autre business de la fraude en milieu scolaire


Choisir les délégués pour superviser le déroulement des examens nationaux est en soi un gros business auquel s’adonnent des démarcheurs tant au niveau du département de l’Education qu’au niveau décentralisé (directions communales de l’Education, entre autres.) L’option ne date pas d’aujourd’hui. La fraude sur toute la ligne. Le copinage sur toute la ligne, l’affairisme partout. On vend des sujets et on crie au scandale. Le voleur qui crie au voleur. Les épreuves se retrouvent sur les marchés et on proclame des slogans creux : tolérance zéro.

Aujourd’hui, le PADES d’Ousmane Kaba dénonce les défaillances. Avant lui c’est un autre ex allié d’Alpha Condé qui savonne tout le système. Baadiko Bah estime en effet que les fraudes sont organisées et entretenues par  les délégués dans une impunité totale : « Ce sont eux les vrais problèmes, ce ne sont ni les élèves, ni les téléphones et ni les voiles islamiques. Les examens nationaux sont les gombos des surveillants et délégués. Ils ne se contentent pas de l’argent que le ministère leur donne, il faut qu’ils s’enrichissent avec les parents ou les élèves. »

Et de conclure : « Le problème dans les examens, ce ne sont pas les outils utilisés pour la fraude. Le problème, ce sont plutôt les organisateurs de la fraude. C’est un système du parti-Etat. On se demande même comment sont choisis les délégués et surveillants. Ce sont les gens du parti Etat qu’on choisit pour remplir les salles de classe pour la surveillance, parce que ça rapporte. »

Rien de plus !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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