Etablissements hôteliers: un taux de fréquentation faible


La gestion des établissements hôteliers est au centre des préoccupations du gouvernement. Du moins, c’est que laisse croire le ministre de l’Hôtellerie, du Tourisme et de l’Artisanat. Pour Thierno Ousmane Diallo, le développement harmonieux et équilibré du tourisme dans notre pays ne saurait se concrétiser durablement que dans le cadre d’un partenariat public-privé opérationnel.

Selon lui, la construction des établissements hôteliers a connu une période d’évolution boostée par des opérateurs guinéens et étrangers dont l’installation dans la plupart des cas a été faite grâce à l’appui personnel du Chef de l’Etat. Et d’ajouter que les investisseurs économiques ont ainsi contribué ces dernières années à développer une capacité hôtelière nationale six (6) fois plus élevée que celle de 2010.

Un constat tout de même : « Cette dynamique, véritable objet d’évolution de notre pays, connaît de nos jours des difficultés dans les activités dues à la faiblesse du taux d’occupation moyen (27%) et à la multiplicité et au poids des charges liées, d’une part, au fonctionnement, aussi bien au niveau de l’énergie, des impôts et des contributions sociales, et, d’autre part, au retard dans le paiement des montants dus par les institutions publiques. » Thierno Ousmane Diallo a regretté le retard que ces processus ont finalement marqué dans la rentabilisation des produits d’investissement et l’exécution de multiples attentes. Ce retard est à l’origine des situations préoccupantes suivantes : l’inquiétude des actionnaires ; le gel de la poursuite des investissements complémentaires ; la difficulté d’honorer les multiples engagements financiers; l’augmentation des charges fiscales, salariales et d’exploitation ; la lenteur et la méfiance dans le processus de recrutement.

Le ministre du Tourisme propose ainsi la création d’une commission interministérielle sous la supervision du département en charge de l’Hôtellerie. Celle-ci va comprendre les différents partenaires de terrain (cadres de l’administration centrale et les exploitants hôteliers) et pourrait être chargée de déterminer les règles et les modalités de gestion en vue d’assurer un suivi dans le respect strict de la règlementation en vigueur.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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