Goureissy Condé, à ceux qui fustigent la Constitution…


A priori, la Constitution actuelle n’interdit pas ‘’expressément’’ au Président de la République de réviser, modifier ou de proposer une nouvelle Constitution. C’est du moins l’avis de Sékou Goureissy Condé, ancien Médiateur de la République et actuel activiste de la société civile et homme politique. Il l’a exprimé, récemment au cours d’une rencontre qu’il a eue avec des confrères, à Conakry.

Extrait : « La Constitution actuelle ne l’interdit pas expressément. Il faut d’ ailleurs  reconnaitre que du point de vue de la doctrine, la Constitution de la 3eme République est une Constitution de transition. Là n’est pas le problème. La bonne question est de savoir qu’est-ce que la nouvelle constitution apporte en termes de renforcement des bases démocratiques de notre système social. Ceux qui fustigent la constitution de la 3ème République comme prétexte, n’ont tout simplement pas une bonne interprétation des événements ou une bonne lecture des circonstances historiques qui ont conduit à son élaboration et à sa signature. Le CNT a plutôt sorti la Guinée de l’impasse et consacré le retour à l’ordre constitutionnel dans notre pays. »

A cet titre, Sékou Goureissy Condé estime que le problème est ailleurs, celui de savoir « comment dénouer la crise de confiance au sein de la classe politique toutes tendances confondues, et d’autre part, entre l’Etat et les citoyens. De ce point de vue, la différence des positions et l’expression pacifique des désaccords, aussi publiques soient-elles, sont  enrichissantes et même très démocratiques. »

Il est évident que, « Rien et nulle part, l’idée d’un 3eme mandat n’est prévue dans notre constitution et sous quelque forme que ce soit. De même, aucun projet de constitution n’a été officiellement présenté à qui que ce soit, pour le moment du reste. Alors de quoi discutons-nous ?  Les universitaires, les cadres et les institutions de la République doivent s’investir dans le débat pour mieux expliquer les choses. Il faut éviter à notre pays, d’autres crises aiguës et d’autres scènes de violence. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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