Kankan : Après son audition à la gendarmerie le secrétaire fédéral de l’UFDG révèle !


Après avoir diligenté une plainte auprès des autorités du tribunal de première instance de Kankan, contre les hauts responsables régionaux du RPG arc-en-ciel, des militants du front national pour la défense de la constitution FNDC, ont été auditionnés cette semaine à Kankan à la gendarmerie territoriale. Au sortir de cette audition, l’un des piliers de cette coalition mise sur pied pour barrer la route à un éventuel troisième mandat du chef de l’Etat Alpha Condé, a accepté de se confier à notre correspondant. (Entretient).

Kababachir.com : Bonjour monsieur Guilavogui. On apprend que vous avez été auditionné à la gendarmerie départementale de Kankan. Pourquoi ?

Antoine Dôbô Guilavoui : Nous sommes dans un pays, nous pensons démocratique où il est permis à tout citoyen de manifester. Alors c’est au cours d’une manifestation légale et autorisée pour dire non au tripatouillage de la constitution, que nous avons été agressé par des soient distants responsables du RPG en occurrence Taliby Dabo en tête, Mamby Camara coordinateur régional du RPG, les Djènè Mady et les Moussadjan, qui dirige les bandits de grands chemins et loubards de la gare routière « Bada ». Donc étant agressés et blessés, nous avons pensé que la loi était là. On a fait recours au tribunal de première instance de Kankan. Le procureur nous a fait savoir que notre plainte était recevable et qu’au cours de la semaine, on aura une suite. Effectivement, il y a deux jours de cela, nous avons été interpellés par la gendarmerie régionale de la brigade de recherche. Nous nous sommes rendus effectivement, on a été auditionnés.

Kababachir.com : Comment s’est passé cette audition ?

Antoine Dôbô Guilavoui : A notre grande surprise, on a trouvé une plainte du RPG, qui dit que nous avons été à leur siège les agresser. J’ai répondu que moi je ne sais même pas où se situe le siège du RPG ici. A plus forte raison, aller les attaquer. C’est absurde, on est entrain d’amuser la population de Kankan. Talliby Dabo, la veille de l’attaque a dit « tuez les autant que vous pouvez ». «  On verra qui est qui ».

Kababachir.com : Avez-vous des preuves qui vont corroborer cette accusation au cas où un procès serait ouvert ?

Antoine Dôbô Guilavoui : Mais les sonores sont là…

 Kababachir.com : Où ça ? Avec qui ?

Antoine Dôbô Guilavoui : Malheureusement on a un peu du mal à rentrer en possession de ces enregistrements. C’est-à-dire, nous n’avons pas pris la menace au sérieux. Sinon, tous ceux qui ont écouté sa télévision et sa radio, la veille le savent. Il l’a dit ouvertement.

Kababachir.com : Bon, récapitulons d’une plainte, vous venez de passer à une audition par la gendarmerie. Pensez-vous que vous aboutirez à un procès ? Avez-vous de l’espoir ?

Antoine Dôbô Guilavoui : Mieux, nous pensons qu’avec ces jeunes cadres qui sont à la tête des différentes juridictions compétentes, nous pouvons espérer que la loi sera dite. Nous avons la certitude qu’ils ne seront pas à l’image des vieux  cadres qui étaient là et qui ne cherchaient qu’à s’accrocher à leurs postes pour ne pas partir à la retraite. Du moins, pour le moment, nous apprécions le déroulement des choses. Nous avons été auditionnés. On a donné les faits avec les  fines précisions. Entre temps, nous avons choisi notre avocat. Il s’agit bien de Me Salifou Béavogui. Il doit embarquer de la capitale Conakry  pour être là très bientôt. Il nous a dis au téléphone qu’il sera là sous peu de temps et qu’il prend notre dossier en main.

Kababachir.com : Est-ce qu’une date a été donnée pour la tenue du procès ?

Antoine Dôbô Guilavoui : Non.  Aucune date n’a été pour l’instant donnée. Mais de toutes les façons, nous avons déjà préparé notre avocat. Il viendra. On demande à nos militants d’être juste patients. La justice doit d’abord trancher. Nous allons les poursuivre jusqu’au bout.

Kababachir.com : Nous arrivons au terme de cet entretien, qu’avez-vous à dire pour boucler vos interventions.

Antoine Dôbô Guilavoui : La démocratie n’existe pas. Tallybi Dabo et sa clique n’ont d’égard ni  pour le maire, ni pour le préfet, ni pour le gouverneur. Comment les militants d’un parti politique, peuvent-ils se hasarder a interdire les manifestations des autres sous prétexte qu’ici c’est chez eux. Ici c’est chez nous tous. Nous sommes tous guinéens. L’opposition a beaucoup de conseillers à la mairie. Les vrais militants du RPG doivent faire attention et se méfier de ces quelques responsables zélés qui sans foi ni loi, enterrent la démocratie à cause de leur intérêts égoïstes. Il n’y aurait pas de démocratie si tout se résume au RPG à Kankan. Nous avons le droit de manifester et nous allons continuer à faire valoir ce droit.

CHEICK-SEKOU BERTHE, CORRESPONDANT www.kababachir.com

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