Kankan : Focus sur les peintres calligraphes de la commune urbaine !


Le métier de peintre, plus qu’un art de nos jours, est une activité génératrice de revenus, qui occupe bon nombre de jeunes dans la commune urbaine de Kankan. Mais en cette ère de la digitale numérique, les peintres professionnels de Kankan, sont confrontés à des difficultés.

Ils sont très nombreux ces jeunes gens, à Kankan, qui se servent de leur pinceau et d’un tablier de peinture couleur, pour faire face aux multiples difficultés de la vie.

Pour ne pas se laisser emporter par les vices, comme la consommation ou la vente des stupéfiants ou encore les discutions sans grand intérêt, chaque jour, ils viennent apprendre les uns auprès des autres, à percer le mystère cachés au fond de leurs imagination.

L’apprentissage, débute par le dessin et l’écriture à l’aide des crayons. Ensuite, vient le découpage millimétré des bandes mises en forme par le génie de l’artiste.

Une fois que de la peinture est glissée sur les différentes représentations, mise en forme sur  des tissus, des pancartes, et des t-shirts, et de fois des tableaux vient le moment de les exposer à l’air libre, sous le soleil.

Loin de faire de l’art pour l’art, la plupart des ateliers de peinture de Kankan, travaillent sous commande de la clientèle, qui est le plus souvent des commerçants, des ONG etc.   

Bref ce n’est pas toujours le désir esthétique de l’artiste qui prime. Mais celui du client. Par conséquent, dans la commune urbaine, on rencontre beaucoup  plus de calligraphes et de  décorateurs que de véritable artistes peintres.

La résultante de tout ceci, est que  des cavernes, des enclos et d’autres locaux foisonnent le long des bordures de route.

Aussi, en visitant les différents ateliers de peinture à Kankan, on y rencontre assez de jeunes gens diplômés.

Même si la quasi-totalité de ces ateliers sont  aujourd’hui doté au moins d’un ordinateur, il faut reconnaitre que la non-maitrise des outils de la nouvelle génération, est un sérieux handicap.

Timides devant le micro, certains chefs d’atelier, ont notifié sous couvert d’anonymat, être confronté à d’énormes difficultés, qui s’explique suffisamment par l’absence de plusieurs matériels indispensables tels que les outils de pompage électrique, des scanners et des imprimantes 3D.

Enfin, ignorés par les pouvoirs publics en place, cette discipline professionnelle n’a aucune représentation syndicale.

CHEICK-SEKOU BERTHE, CORRESPONDANT www.kababachir.com à Kankan.

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