Kankan : La confection du pain, aliment local à forte consommation, ne fait pas le bonheur des boulangers !


Le pain est un aliment de base, très prisé par les citoyens dans la commune urbaine de Kankan et même au delà. Il est fait à base de farine dans des fours et distribuer chaque matin et soir par des boulangers, dans les différents points de vente. Les agents évoluant dans la fabrique et la vente du pain à Kankan, sont aussi confrontés à des difficultés.

Le niveau de consommation du pain, à Kankan tout comme ailleurs, est très élevé. Sur 5, quatre familles en consomment pour leur petit déjeuner. Le soir également, on voit un très grand nombre de citoyens se diriger vers les différents Kiosques, boutiques et restaurants de la ville, pour s’en régaler, accompagné de la viande, de plats de Haricot, de spaghetti etc.

Cependant, les boulangers, comme Mamadou Oury Diallo qui travaillent nuit et jour, exposés à la chaleur des fours, nous raconte leurs difficultés.

« Dans notre métier on rencontre des difficultés. Il est difficile pour nous, le plus souvent de trouver de la farine de bonne qualité et de bonne quantité. Certains sacs sont plus remplis et d’autres non. Avec notre même méthode de travail habituel, on remarque que le rendement ne fait que baisser. Nos clients aussi n’arrêtent pas de se plaindre. Ils disent que nos pains ne font pas le poids. Nous on tient pour seul responsable nos fournisseurs de farine. Il faut qu’ils essayent de voir de leur côté pour atteindre le poids. Ainsi chacun gagnerait son pain quotidien. Quand nous pesons le produit, on constate qu’il y a un déséquilibre. Quand le vent souffle, le pain devient dur. Cela s’explique par l’absence d’une substance blanche qu’on y met ».

A part les difficultés liées au travail, les boulangers de Kankan, se plaignent aussi de la malhonnêteté de leurs clients. Oumar Fofana en a fait les frais, il explique comment.

« Je suis aussi boulanger, je possédais en mon nom un four. Aujourd’hui je travaille pour quelqu’un d’autres. C’est la mauvaise stratégie de travaille, qui m’a conduit dans la faillite. Les clients qui viennent prendre du pain, refusent le plus souvent de nous payer. Certains même se cachent pour fuir. Pendant ce temps, toi tu dois trouver à perte de  l’argent pour payer ton fournisseur de farine. C’est ce qui m’a ruiné ».

De l’autre côté, pointé du doigt, les revendeurs de pain à Kankan, à l’image de YAYA SACKO, affirment ne pas tirer assez de bénéfice de ce commerce.

« Je suis commerçant au quartier Timbo nous achetons un pain à 800 Fg. Pour 10 baguettes  de pains vendues, nous ne gagnons que le prix d’un seul comme bénéfice. La baisse de la clientèle aussi fait que la marchandise ne s’écoule pas vite. Beaucoup font des achats de 500 FG. Ce qui retarde vraiment notre commerce. On ne fait pas de gros bénéfices. C’est parce que les gens en ont besoin  que nous en vendons».

A rappeler encore, que le pain est tout comme le riz, un véritable aliment de base pour l’ensemble des citoyens de Kankan.

CHEICK-SEKOU BERTHE, CORRESPONDANT www.kababachir.com à Kankan.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.