Kankan : Le code de la route ignoré par les usagers !


La violation du code de la route par bon nombre des conducteurs d’engins roulants dans la commune urbaine de Kankan, est une réalité qui préoccupe de plus en plus les spécialistes. D’après les analyses, le fait est à l’origine des nombreux cas d’accident de la circulation que la commune de Kankan enregistre quotidiennement.

Conduire un engin roulant, quelque soit le type, répond à un certain nombres de principes. Selon l’avis du  spécialiste Moussa Traoré, formateur auto dans une auto-école de la place, l’ignorance des grandes règles de la route expliquent la quasi-totalité des cas d’accidents qui se produisent fréquemment.

« Tout le monde ne connait pas les codes de conduite. L’excès de vitesse occasionne 25%, des accidents le taux d’alcool, 12%, et les défaillances mécaniques 5%, mais peu de personnes connaissent sont conscientes de tout ça ». A-t-il déterminé.

En plus, selon les remarques de Sékouba Chérif usagers de la ville, l’expansion des mototaxis dans la commune urbaine, est l’une des raisons fondamentales des accidents de la circulation.

« Le motif principal des accidents chez nous, c’est l’accroissement  du nombre des moto-taxis. Même si tu les évites, eux ils viendront te ramasser. Ils font tout comme ils veulent, ils sont trop presser ». A-t-il décrié.

Poursuivant, il pointe aussi du doigt les agents de la police routière qui au lieu de tenir à faire respecter les normes, se livre à des rackettages.

« Les policiers doivent faire du sérieux. Ils ne font aucun contrôle, ni de calcul. Ils ne font que  soutirer des miettes aux usagers. Ce n’est pas bon ». A-t-il déploré.

Aussi, il n’épargne pas les conducteurs qui s’adonnent à la consommation des stupéfiants.

« Des jeunes chauffeurs, ne font que prendre des comprimés de toute sortes, ils se droguent avec des stupéfiants qu’ils appellent Daddis ou Toumba et autres. C’est très dangereux. » A-t-il alerté.   

Et puis si on enregistre beaucoup de cas d’accident dans la circulation à Kankan, d’après Mamady Djan Kourouma, chauffeur sur la nationale Kankan-Siguiri, c’est parce que la majorité des conducteurs d’engins roulants à Kankan manque de la formation adéquate en auto-école.

« A cause d’un manque totale de formation, on aperçoit  des conducteurs qui communique en pleine circulation ou entrain de faire d’autres choses non-conformes. En conséquence, ils sont obligés de faire un accident». A-t-il conclu.

A rappeler que chaque année 150 d’accidents de la circulation sont enregistrés en moyenne dans  la circonscription.

CHEICK-SEKOU BERTHE, CORRESPONDANT www.kababachir.com à Kankan.

Kankan : A la rencontre d’un jeune entreprenant !


A Kankan, pour subvenir quotidiennement à leurs besoins, les jeunes s’adonnent à de nombreuses activités génératrices de revenu. Le commerce des hydrocarbures en est une. Au delà du simple marchandage, certains jeunes de la circonscription s’efforcent pour se donner les moyens d’en faire des petites et moyennes entreprises. C’est l’exemple d’un jeune étudiant de l’université de Kankan que  notre correspondant a rencontré pour nous.


Fodé Camara est originaire de la préfecture de Kérouané. Après avoir décroché son Baccalauréat, il fut orienté vers l’université Julius Nyerere de Kankan dans le département Administration des affaires. C’est pour lutter contre la galère de la vie estudiantine, qu’il s’est  lancé très tôt dans la vente de l’essence en bordure de route prés de la paroisse notre dame des victoires et de la paix.

« Etant étudiant, je savais qu’il ne fallait pas croiser les bras pour attendre tous de la famille. Mais au contraire, trouver une activité rémunératrice de revenue afin de satisfaire mes besoins et celles des autres personnes. Voilà pourquoi, j’ai opté pour le commerce d’essence». A-t-il expliqué. 

Le jeune Moussa Camara, n’a pas attendu le pactole pour  débuter son activité.  Quelques mois de pécules mis dé côté lui auront suffi. 

« Pour investir, j’ai dû économiser mes quelques mois de pécules au compte des bourses d’entretien qu’on lui donne chaque fois. En trois mois d’épargne, j’ai pu 300.000 GNF et c’est comme ça que j’ai commencé. J’ai trouvé un bon emplacement, la circulation est dense et cela m’est avantageux ». A-t-il affirmé.  

D’une petite, le natif de Kérouané possède aujourd’hui, une grande table chargé d’essence, qu’il ne peut gérer tout seul. Alors il  emploie 5  autres jeunes pour faire marcher sa petite entreprise même quand il est absent.

« Je ne suis pas seul. Je travaille avec des frères et des amis en tout nous formons une équipe de 5 personnes. On évolue ensemble. En cas d’absence par exemple en période de cours, quand je vais à l’université, il y a toujours quelqu’un pour garantir la continuité du marché ». A-t-il assuré.

Pour attirer la clientèle, il revend en raison de 10 miles 500 GNF, chaque litre d’essence qu’il achète à la station à 10 milles GNF, alors que cela coûte carrément 11 milles GNF chez les autres revendeurs de la ville.

«  Nous allons remplir nos bidons à la station. Si on achète le litre à 10.000 GNF, on revend à 10.500 GNF.  On peut avoir chaque jour des bénéfices qui varient de 50 à 80.000 GNF. Certains clients qui nous font confiance, nous font appelle souvent pour faire des commandes ». A-t-il livré. 

Même s’il ne cache pas se frotter les mains dans cette affaire, il en appelle toutefois à un coup de pouce des autorités.

« On a besoin que l’autorité communale, nous agrée dans cette activité que nous faisons. Nous ne sommes pas aussi à l’abri des intempéries. En cas de pluie, ou de forte température, nous n’avons pas de solution. Alors on souhaite on aimerait absolument que l’Etat nous tende la main pour palier à toutes ses difficultés ». A-t-il sollicité.     

A noter que des jeunes entreprenants comme Moussa Camara, on commence à en trouver de plus en plus dans la ville du Nabaya.


CHEICK-SEKOU BERTHE, CORRESPONDANT www.kababachir.com à Kankan.

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