Kankan : Un journaliste violenté par les forces de l’ordre !


Toujours en marge de cette manifestation, il faut dire que certains agents des forces de l’ordre ont comme il est désormais de leur habitude, profité de la situation pour extérioriser leurs mépris envers les médias.

En effet, un agent de la police nationale au regard de ses confrères s’en est violemment pris à coups de bâton à un journaliste reporters en plein exercice de sa profession.

Mamadou Alpha Mariama Keita, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est correspondant de la radio GPP FM de Mamou et du site d’information Guineeconstat.com, il nous raconte lui-même sa mésaventure.

«  Nous avons appris la manif du côté de l’université Julius Nyerere. En tant que journalistes j’ai filé sur les lieux avec mon matériel et mon badge d’identification. A la descente des forces de l’ordre, on était déjà sur les lieux. J’étais en compagnie de mes confrères de la radio Horizon FM. Nous étions en observation. Un gendarme m’a demandé ce que je faisais là, je l’ai répondu que j’étais un journaliste et que je suis en observation des faits. Entretemps, il n’a rien voulu savoir. Je l’ai présenté mon badge mais il n’a encore rien voulu entendre. Armé d’un bâton. Il s’en est servi pour me donner des coups jusqu’à ce que le bâton se casse. J’ai té blessé à la tête, aux coudes et un peu partout sur mon corps. C’est ainsi que j’ai été transporté par mes confrères dans une clinique, pour des soins ». A-t-il relaté.

En plus des nombreuses blessures qui lui ont été infligés, le confrère indiquent aussi avoir perdu tout son arsenal de travail au cours de cette bavure policière.

« Sous les coups je cherchais à m’en fuir. C’est en ce moment que j’ai perdu tout ce que j’avais sur moi comme matériels, à savoir, clé USB, dictaphone, caméra tablette et téléphone portable ». A-t-il énuméré.

En plus, les faits ne se sont pas déroulés à huit-clos. Une foule immense a été témoin de la scène. Présent lui aussi sur le terrain, un autre confrère du nom de Facely Sanoh, corrobore et condamne avec la dernière énergie ce qui s’est passé.

« C’est une situation très désolante. On ne sait pas comment on peut avoir des forces de l’ordre, qui osent s’en prendre à des journalistes bien identifiés franchement c’est le comble. On était présent, tout s’est déroulé sous nos yeux. Un gendarme sensé protégé un journaliste en quête d’information s’en prend à lui à coups de bâton jusqu’à ce que le bâton se casse, occasionné des blessures partout sur son corps, ce fut décourageant, pas rassurant du tout ». A-t-il dénoncé.

A noter que ce n’est pas la première fois qu’un journaliste est pris pour cible par les forces de l’ordre à Kankan. Pendant l’affrontement qui a opposé les pros et antis nouvelle constitution, à Kankan, deux journaliste avaient fait les fruits de telles exactions de la part des forces de l’ordre.

CHEICK-SEKOU BERTHE, CORRESPONDANT www.kababachir.com à Kankan.

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