La presse est malade à Kankan, dixit un journaliste victime d’exactions !


Le mardi 30 Avril 2019, les militants du RPG arc-en-ciel, et ceux du front national pour la défense de la constitution, qui prévoyait de manifester leur désapprobation contre l’idée d’un éventuel troisième mandat présidentiel d’Alpha Condé se sont affrontés. En marge de ces affrontements, les militants du parti au pouvoir, se sont directement attaqués aux opposants mais aussi à des journalistes en plein exercice de leur fonction. Abdoulaye Diallo, reporter du site d’information Alerte Guinée, a raconté l’enfer qu’il a vécu.

« La presse est malade en Haute Guinée, elle est malade à Kankan, ça je peux dire partout où je vais dans le monde, ce que j’ai vu est différent du par tout à travers le monde entier quand nous parlons de la presse. Donc c’est à mon fort étonnement quand j’étais sur le terrain de voir les opposants bastonnés par les militants du RPG arc-en-ciel et ce qui m’a écœuré de  plus c’est quand je vois nos forces de l’ordre, les policiers qui sont sensés protégés la population ne jouent pas leurs rôle. Ils protègent plutôt les loubards en embarquant des  personnes violentées vers la prison. C’est une grande déception de ma part, continuant l’exercice de mon métier juste à coté du siège de PADES où je commençais à prendre des images j’ai vu un groupe de jeunes qui se sont déchainés, ils sont venus vers moi en me demandant ce que je suis entrain de faire, je me suis présenté, ils m’ont demandé mon badge je l’ai présenté, il y a un qui est venu arracher mon téléphone, mon carnet de reportage, brisé ma paire de lunette, une autre personne lui voulait ma mort, il asperge de l’eau dans mes narines ,j’ai même perdu le contrôle entre temps une autre est venue me terrasser déchirer mes habits . Franchement ce que j’ai subit  à Kankan je ne voudrais pas que vous soyez à ma place, mais si c’est comme ça la presse à Kankan je ne sais pas sur quoi qu’on peut travailler. Le journaliste fait un travail  noble, les autorités qui sont sensés de protéger les journalistes sont les premières à nous   violenter » a-t-il déploré.                     

CHEICK-SEKOU BERTHE, CORRESPONDANT www.kababachir.com à Kankan.

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