L’amalgame et la mauvaise foi de Claude Kondiano


On ne l’entend jamais quand le pays est en danger. On ne l’entend jamais quand un journaliste est embastillé, malmené, jeté devant les juges. On ne l’entend non plus jamais quand des opposants, vu des soupçons de corruption, de malversation ou autres dérives financières expriment la mise en place d’enquêtes parlementaires.

Claude Kondiano, ventre mou du Parlement guinéen ne trouve pas mieux que d’accuser les journalistes. Sa déclaration a été rapportée par Guinée time: «Le monde de la presse qui déploie d’ailleurs tout ce qu’il dispose d’énergie pour opposer les guinéens aux guinéens en désinformation afin d’empêcher le pays de se concentrer dans le travail indispensable pour la création de la richesse nécessaire au bien être de la population. » On voit en ce mammouth du Parlement guinéen, celui qui fait amalgames dans une savante mauvaise foi pour plaire à sa famille politique, déjà fatiguée de lui.

Ce qui oppose les Guinéens – Claude Kondiano doit se le rappeler – c’est bien le manque de visibilité de la gouvernance d’Alpha Condé, l’homme qu’il sert avec autant de démagogie que de manque d’adresse et de poigne. Ce qui oppose les Guinéens, c’est bien les discours politiques que les journalistes rapportent. Et les auteurs de ces discours sont de toutes les obédiences y compris du RPG, à travers Bantama, Souapé, Kamissoko et Damaro. S’en prendre aux journalistes est tout simplement une mauvaise piste pour Kondiano.

C’est plutôt déconcertant !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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