Le djihadiste Amadou Koufa dans le débat politique guinéen


La seule évocation de son nom peut provoquer la transe. Pourtant le djihadiste Amadou Koufas’invite depuis avant-hier, dans le débat politique guinéen, notamment entre le RPG qui accuse l’UFDG de parti intégriste et cette formation politique d’opposition qui donne de l’insomnie au régime actuel et de ses affidés.

Le terme djihad a été employé par Fodé Oussou Fofana au cours de l’assemblée générale ordinaire de l’UFDG. Une bourde selon Bah Oury dont profite le parti au pouvoir pour estampiller l’UFDG : « l y a des termes, si vous les utilisez, certains vont s’en servir pour vous coller, de manière définitive, une étiquette. Lorsqu’on dit qu’une institution est djihadiste, partout où elle ira, elle risque d’être victime. C’est extrêmement grave pour l’honorabilité et de l’UFDG. »

A peine remis de la contre-attaque de Damaro, Bah Oury  rappelle à Vision Guinée : « Le terme djihad a une connotation de violences et à des actions terroristes qui sont en train d’ensanglanter une bonne partie de la sous-région ouest-africaine et le monde entier. »

C’est pourquoi, dans son cynisme habituel, Damaro évoque le nom du tristement célèbre Amadou Koufa, ce Peul malien qui sème la terreur en complicité avec Ansardine, le grand mouvement terroriste dans le septentrion malien. L’accusation a tellement fait mal que le député de Gaoual a failli s’étrangler : « J’ai trouvé les propos de Damaro extrêmement graves. »

Mais il a trouvé les mots justes pour recadrer Damaro : « Nous sommes un parti républicain, ce n’est pas à démontrer. Nous nous battons ici dans un espace démocratique. Nos positions politiques sont connues. Nos revendications sont exprimées. Notre objectif – la conquête du pouvoir – est connu à travers un projet. Notre candidat, notre président a participé à deux élections, et je ne pense pas qu’on puisse jouer avec les mots pour assimiler l’UFDG à un parti intégriste, à un parti dont l’objectif est la gouvernance par la religion. »

Voilà qui est clair !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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