Le fédéral de l’UFDG à Kankan regrette la répression des FNDC à N’zérékoré !


Suite à la sanglante répression la semaine dernière, des militants du Front nationale pour la défense de la constitution en région forestière, dans la circonscription de N’zérékoré, une pluie de condamnations s’en est suivie de partout. Cette semaine, c’est le secrétaire fédéral de l’UFDG à Kankan Antoine Dôbô Guilavogui, qui est  monté au créneau pour exprimer sa désolation et dénoncer cet acte qu’il qualifie à son tour d’injuste et prémédité par les hautes autorités du pays en complicité avec les forces de l’ordre.

Comme il y a de cela quelques mois à Kankan, les pros et anti nouvelle constitution se sont livrés une bataille sans merci la semaine passé dans la circonscription voisine de N’zérékoré.

Le dernier bilan de ces affrontements dressé par les autorités communales de la capitale forestière fait état d’un mort et une trentaine de blessés. Antoine Dôbô Guilavogui, secrétaire général de l’UFDG et membre du front, regrette les faits et dénonce une instrumentalision des forces de défense et de sécurités.

« Ce qui fait mon grand regret, c’est qu’on ne sait pas où se situe notre démocratie en Guinée. Nous avons été l’un des premiers à subir ces exactions des forces de l’ordre. Les militants de N’zérékoré ont décidé de manifester pacifiquement au nom du principe de libre opinion. Et si on vient les réprimer violement, je dirai que les forces de l’ordre loin l’armée en Guinée n’est pas républicaine. Les gens sont recrutés conséquemment depuis l’avènement d’Alpha Condé au pouvoir. Si vous prenez le pourcentage de recru dans l’armée ces derniers temps, vous verrez que c’est bien orientés. Donc cette réprimande ne me surprend pas du tout ». A-t-il déclaré.

Plus loin, il accuse directement le chef de l’Etat Alpha Condé, d’être d’une façon ou d’une autre l’auteur de tout ce qui se trame à travers le silence dont il fait preuve quant à sa volonté oui ou non de briguer un autre mandat présidentielle.

«  A N’zérékoré, il y a eu un cas de morts. Il y’en aura toujours. Ce ne sont que des sacrifices pour Alpha Condé. Si ce n’était pas le cas, il sortirait de son silence, pour dire au peuple, qu’il veut briguer ou non un troisième mandat. A cause de son silence,  on tue la population le pays va à la dérive ». A-t-il dénoncé.

A la question de savoir si les membres du front à Kankan, comptent manifester leur compassion à l’endroit des victimes de N’zérékoré, il répond je cite: « Nous sommes obligé de nous réserver. Sinon, nous ne sommes pas naïfs. On travaille, on ne restera pas les bras croisés. A-t-il assuré sans aucune précision nette.

Par ailleurs concernant l’avancée de la procédure judiciaire qu’ils ont engagée contre les ténors du RPG  à Kankan aux lendemains des affrontements similaires les ayant opposés aux militants du parti présidentiel, le n°1 de l’UFDG à Kankan, semble sceptique.

« Tout dernièrement le substitut du procureur nous a promis que la justice sera rendu. Mais cependant  aucune date n’est fixée pour la tenue du procès. Taliby Dabo ni aucun autre membre du camp adverse n’a été auditionné par la gendarmerie. Alors qu’aux lendemains même des évènements,  nous, nous avons été auditionnés. Alors  pourquoi pas eux ? C’est un gros point d’interrogation noir. Mais nous sommes à l’écoute. Il n’y a aucun pouvoir éternel en dehors de celui de Dieu ». A-t-il prophétisé.

CHEICK-SEKOU BERTHE, CORRESPONDANT www.kababachir.com à Kankan.

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