Liberté de la presse : Condé et le haro sur le baudet


Il ne fallait surtout pas laisser le verre à moitié vide et moitié plein. Alpha Condé qui veut se poser en garant de la liberté de presse devrait tout simplement sévir contre les fossoyeurs de la liberté de la presse en lieu et place d’un rappel des dispositions règlementaires et constitutionnelles.

En y procédant, le président Condé aura dissuadé plus d’un zélé de la République, pensant que c’est en sapant la loi sur la presse qu’ils pourront se faire respecter et se faire craindre. Même en détournant des deniers publics. Aujourd’hui, Alpha Condé, avec la dure traversée du désert de nombreux journalistes dont certains ont passé des séjours en prison, crie sur haro sur le baudet.

C’est ainsi que le porte-parole du gouvernement a rapporté : « Le Chef de l’Etat a réitéré la volonté du gouvernement à faire appliquer les dispositions légales en vigueur dans le strict respect des droits et des libertés consacrés par la Constitution. Il a tenu à rappeler que la Loi sur la Presse ne prévoit pas, pour la répression des délits de diffamation, de peines privatives de liberté en dehors des délais éventuels de garde à vue par ailleurs strictement limités par la Loi. »

En lieu et place, le Président aurait bien sanctionné les rameurs à contrecourant, détricotant l’image du pays déjà sérieusement entamée avec l’allure despotique du régime de Conakry.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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