Manif des FNDC : Le fédéral de l’UFDG Antoine Dôbô Guilavoguy estime que « sa vie était en danger » !


L’affrontement qui a opposé ce mardi 30 avril 2019, les activistes du FNDC aux militants du RPG, a fait et continue de faire la une de l’actualité locale. Après les réactions des responsables locaux du parti au pouvoir, qui accusent ceux du camp adverse de les avoir attaqués en premier, Antoine Dôbô Guilavoguy, secrétaire fédéral de l’UFDG, crie au mensonge et donne sa version des faits…

Présent sur les ondes d’une radio privé communautaire de la place dans la nuit de ce jeudi 09 mai 2019 le N°1 de l’UFDG à Kankan, Antoine Dôbô Guilavogui, s’en est prie directement à Taliby Dabo, directeur de campagne du RPG arc-en-ciel et le grand patron des RPGistes à Kankan, Mamby Camara.

Selon lui ce serait sous l’influence de ces derniers que le maire de la commune urbaine de Kankan, Mory Kolofon Diakité aurait révoqué leur autorisation de manifester.

« Nous (FNDC) avons respecté à la base tout ce que la loi exige. On a écrit à la mairie et même au préfet avant même les 72 heures de délai réglementaire. Etant dans cet élan, ce sont les menaces de Talliby Dabo et de Mamby Camara qui ont fait que le maire est parti sur les ondes d’une radio à la veille, pour dire qu’il n’y a pas de manifestation». A-t-il affirmé. 

Plus loin, il a expliqué son absence sur le terrain, le lendemain, jour de la manifestation qui a tourné à l’affrontement entre militants du parti au pouvoir et ceux du FNDC.

«Ils ont dit comme c’est Dôbô qui raconte que le préfet Aziz Diop, n’est pas un guinéen, si on le voit, on va le tuer. A l’avance les collègues m’ont appelé pour me dire que dans cette affaire je suis le plus visé. J’ai dis que ce n’était pas grave. Mais c’est tout le collectif du front qui m’a dit non. Parce qu’ils n’ont aucune sécurité pour garantir ma vie. Et selon les collègues, au cours des affrontements, ils disaient « où est Dôbô? Où est Dôbô » ? C’est moi qu’on recherchait ! ».

Et enfin pour répondre, aux responsables du RPG en particulier Talliby Dabo, qui a soutenu récemment que ce sont les activistes du FNDC qui se sont attaqués à eux en premier, il s’indigne.

« Il faut que Monsieur Talliby sache que mentir va le rattraper dans le temps. Il n’y avait que des personnes responsables réunies ce jour là au siège du PADES. Comment les loubards drogués qu’il a préparés la nuit, peuvent se faire attaquer ? Il faut qu’il cesse ! Ce n’est pas honorable de sa part. Un jour ce régime va finir et Talliby Dabo va marcher comme ça, personne ne l’écoutera. Il faut qu’il cesse de mentir Taliby ».

A noter aussi que selon Antoine Dôbô Guilavogui, le front national pour la défense de la constitution, n’entend pas lâcher cette affaire. Il prévoit porter plainte à la justice contre les présumés commanditaires des heurts qui ont émaillé le 30 avril dernier, leur sortie pour dénoncer une éventuel modification de la constitution.

CHEICK-SEKOU BERTHE, CORRESPONDANT www.kababachir.com à Kankan

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