Niankoye Lamah : doit plutôt répondre devant le juge !


Edouard Niankoye Lamah, alors ministre d’Etat, ministre de la Santé nommé par le décret du 26 mai 2018, en remplacement d’Abdourahmane Diallo devrait plutôt aujourd’hui répondre devant les juridictions, au lieu d’être protégé par Alpha Condé, à la Présidence de la République. Le désormais ex ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique a laissé au Département un amère souvenir.

Le plus récent est bien ce communiqué lié à une prétendue autopsie des victimes des événements des 14 octobre 2019. Ce ministre mentait pour endormir les familles des victimes en promettant monts et merveilles, alors que le FNDC s’apprêtait à l’enterrement : « les dépouilles mortelles des victimes ne sont pas disponibles en vue de la mise en œuvre de la suite à donner aux pratiques en usage en pareilles circonstances.Respectueux de la personne humaine et déterminé à élucider les causes exactes de leur décès, le Ministère informe que les rapports des autopsies réalisées contribueront à la manifestation de la vérité sur les causes réelles et les circonstances véritables de la survenance des décès et d’aider ainsi à l’identification des différentes responsabilités impliquées dans ces événements. » Mensonge d’Etat !

Très vite, Emmanuel Bamba, le président de la Ligue Guinéenne des Droits de l’Homme (LIGUIDHO) a dénoncé : « A notre avis, le ministère de santé n’a pas la compétence de prendre une telle décision dans la mesure où après la commission d’une infraction, c’est le procureur de la République et éventuellement s’il y a un juge d’instruction qui est saisi, ce sont les deux qui sont compétents pour pouvoir gérer les conséquences immédiates de cette crise. »Ce fut donc une bourde de la part du ministre Lamah. Mais ce n’est tout de même pas l’unique.

Auparavant un lot de moustiquaires imprégnées a été saisi à Bamako et le minsitre n’a pas été entendu sur le dossier pour « abus de confiance », « vol »  et « recel » de  moustiquaires  financées par des institutions partenaires de la Guinée. Raison invoquée par Guinenews : l’Agent judiciaire de l’Etat s’est porté partie civile en lieu et place du ministre de la Santé qui a porté plainte contre X après la découverte au Mali voisin d’une importante quantité de moustiquaires imprégnées d’insecticides de longue durée d’actions plutôt destinées à la Guinée.

Il s’agit de 16 balles de 50 pièces (environ 800 moustiquaires) avec 19 paquets de 100 emballages en provenance de la Guinée de façon frauduleuse seraient stockés dans un magasin en face du 10ème arrondissement à Bamako. Selon le ministre sortant,« On ne peut infirmer que de moustiquaires seraient partis de la Guinée, on ne peut pas non plus confirmer. On ne peut pas dire que c’est faux, on ne peut pas dire que c’est vrai, parce que nous ne disposons pas encore d’éléments pour faire une affirmation dans l’un comme dans l’autre sens », a t-il indiqué dans une conférence de presse.

Ce ministre a fait aussi parler de lui dans une sombre affaire de sous. Il s’agit d’une histoire d’un million trois cent mille euros qui serait un pot-de-vin émanant des pharmaciens exportateurs de produits et dont les réformes sont engagées pour restructurer le secteur.  « Je n’ai pas été victime de vol. Mais, je ne sais pas d’où est parti ça. Regardez, on raconte que c’est un million  trois cent mille euros qu’on m’aurait volé (…) », avance-t-il visiblement étonné. L’affaire n’a jamais été tiré au clair… c’est dire que ce ministre mortifié devrait être devant les juridictions.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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