Position de Tibou sur le 3è mandat : il est favorable « au respect de la Constitution »


Il dit faire partie des « vrais gens », ceux qui ne se cachent pas derrière la langue de bois pour exprimer un sentiment. Tibou Kamara – c’est de lui qu’il s’agit – s’est carrément exprimé sur une éventuelle modification de la Constitution. Il se dit être favorable « au respect de la Constitution ».

C’était au cours d’une émission de radio de grande écoute. Après avoir tenté une escapade oratoire, Tibou a fini par se lâcher et cracher le morceau. Advienne que pourra ! Quoi de plus normal, surtout qu’en s’attaquant à un grand leader politique il dit ne pas appartenir à cette génération qui dissimule, qui ment et qui triche. Il a donc pris sa responsabilité et a dit plus haut ce que tout le monde, les proches du président en l’occurrence dont Kassory Fofana évite et donnant leur langue au chat.

Pour une fois, aucune voix ne s’est levée d’abord au sein du RPG pour faire remonter les bretelles au Conseiller personnel du président. Même pas les grosses-gueules que sont Bantama et son bataclan. Le gardien du temple et ses affidés. Tibou pourrait bien être sûr de quelque chose, estiment certains observateurs. Ceux-ci oublient certainement qu’il est porteur d’un message, celui de créer une certaine ambiguïté afin de mieux favoriser la posture de certains tocards.

Extrait : « Moi je pense que pour qu’il y ait un débat sur le troisième mandat, il faut que la question soit officiellement posée. Cela suppose que le Président en exprime l’intention et qu’une réforme soit entreprise pour ouvrir la voie à un troisième mandat. Je pense qu’on n’en est pas encore là. » Pour lui c’est donc difficile d’aller vite en besogne et de faire un débat par anticipation. De toute les façons, « Le moment venu, si tel était la démarche, il sera loisible à chaque citoyen d’exprimer son point de vue conforme à ses convictions, en tenant compte bien sûr de ce qui va dans l’intérêt de notre pays et qui corresponde à la volonté de la majorité des Guinéens. Donc je pense que puisqu’on n’en est pas encore là, en parler, sincèrement pour moi, c’est se laisser distraire par les préoccupations immédiates.»

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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