Présumés impayés de Kélèfa : comble de la bassesse, le RPG revendique

On savait que le RPG et son leader n’allaient jamais pardonner l’audace responsable de Kélèfa Sall en interpellant Alpha Condé sur les élucubrations des sirènes révisionnistes. On savait aussi que des psychopathes comme Damaro et Cie peuvent bien empêcher le repos éternel de l’illustre disparu de la Cour constitutionnelle.

C’est ainsi, dans la plus grande des bassesses, le patron de la majorité revendique des présumés impayés aux Sall. En même temps, expose le cynisme du parti qui consiste à stresser, à combattre jusque dans le dernier retranchement, un homme déjà souffrant et donc connu du RPG et de ses affidés.

A en croire à Damaro, chez nos confrères de Vision Guinée,« C’est pendant qu’il était au CNT que Kéléfa a subi une opération à cœur ouvert. Ses chances de survie étaient déjà minces. Et quand j’ai su qu’il a été proposé pour être président de la Cour constitutionnelle, je lui ai demandé si sa maladie lui permettra de supporter le stress. Il est parti à la Cour constitutionnelle avec une dette d’à peu près 72 mille euros. Qui a payé ce montant ? »

Si cette information s’avère, le RPG est passible de peine pour avoir accéléré la mort du grand magistrat. « Ce qui apparaît encore plus misérable, c’est de se croire obligé de divulguer à la presse une facette personnelle de la vie privée d’un homme dans de telles circonstances (…)Une dette de 72.000 € n’a rien de gênant pour quelqu’un qui allait présider la Cour constitutionnelle d’un pays comme la Guinée, dont le sport national n’est pas le football, qui ne sourira jamais au « Syli », mais la corruption, les malversations et le pillage des deniers publics. Où certains commis de l’Etat ou hauts fonctionnaires se livrent même entre autres à de malsaines compétions d’acquisition de biens immobiliers valant plusieurs centaines de milliers voire des millions d’euros dans les plus luxueux quartiers de Dakar, de France, d’Amérique du Nord, etc. et le tout, en puisant naturellement dans nos maigres deniers publics », s’offusque un Internaute.

Ce que Damaro ne donne pas en revanche, c’est bien la réponse liée au « bienfaiteur » de Kélèfa. Alpha Condé ? La Cour constitutionnelle ? Le gouvernement ?  De toute évidence, le RPG et Alpha Condé voulaient en finir avec Kélèfa. Tant avec sa carrière en qualité de patron de la Cour que physiquement. On ne saurait en tout cas, dissocier l’humiliation subie par Kélèfa Sall et sa disparition. Jusqu’à preuve du contraire. C’est en tout cas, le RPG et le gouvernement qui peinent à venir chez les Sall présenter des condoléances ou organiser des funérailles nationales à la hauteur du discours historique tenu, à la prestation de serment de Condé en décembre 2015.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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