Projet coton de Kankan : Les transporteurs exigent le débarquement de leurs camions


Une nouvelle grogne secoue actuellement l’usine du projet coton de Kankan, situé  au quartier Kankan-Koura, dans la périphérie de la commune urbaine. Après les ouvriers, cette fois-ci ce sont les conducteurs des camions poids-lourd assurant le transport de la matière première, aidés par leurs jeunes apprentis, qui ont barricadé ce mercredi 23 mai toutes les entrées menant à l’enceinte de l’usine. Objectif de cette démonstration de colère, exiger aux autorités, d’ordonner le déchargement de leurs camions, des tonnes de  fibre cotonnière et le payement des frais de transport.

Comme convenu, ils ont assuré l’acheminement de plusieurs milliers de tonne de coton, fruit de la précédente campagne de récolte, des différents lieux de production vers l’usine de traitement. Mais après de nombreuses semaines d’attente, les responsables de cette usine, peinent à donner le feu vert pour le débarquement. C’est pourquoi, ces transporteurs de l’or blanc, et leurs apprentis sont en colère. Bakary Traoré, et Moussa Kourouma se sont plaint au nom de toute  la bande de chauffeurs frondeurs.

« C’est nous qui transportons le coton des champs de production jusqu’à l’usine de traitement. On souffre en brousse là-bas. Arrivé ici on nous fatigue encore. Bien avant le début du mois de ramadan, tous nos camions sont immobilisés ici. Le mien nécessite des travaux de dépannage mais je ne peux pas aller au garage, parce qu’ils détiennent mon argent qui s’élève à plus de 3.000.000. Les gens ont faim. Comment on va faire, faire si nos véhicules sont immobilisés là. D’habitude, les véhicules stationnent à l’intérieur de la cour. Mais ils nous ont stationnés aux alentours. C’est la raison pour laquelle, ce matin nous avons bloqué toutes les  issus d’entrée. Personne n’entre ni ne sort. Il faut qu’on paye d’abord notre argent». Ont-ils affirmé.

Selon leurs explications aucun compromis pour l’instant, n’a été trouvé avec les responsables depuis le début de cette manifestation.

« Au départ, ils nous ont dit qu’il y a pas de gazole. Après plusieurs jours d’attente on ’aboutir à aucune issue favorable. Ils nous ont carrément dis qu’il n’y a pas d’argent. Qu’ils nous payent et qu’ils  déchargent nos camions. C’est tout ce qu’on demande ». Ont-ils conclu.

A noter que les autorités qui ont en charge la gestion de cette firme cotonnière, n’ont jusqu’ici rien affirmé concernant cette énième crise qui menace les travaux de l’usine.

CHEICK-SEKOU BERTHE, CORRESPONDANT www.kababachir.com à Kankan.

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