Sékou Koundouno (Balai citoyen) : la réputation en gestation


Avec son look particulier avec un visage perdu souvent dans une broussaille de poils, Sékou Koundouno, leader du Balai citoyen se fait tranquillement sa petite réputation. Il est consulté ici, invité-là, animant des conférences de presse de l’autre côté. Sékou Koundouno tient bon. Il jouit d’une grande audience et s’en sort bien avec les joutes.

Les ministres de moindre carrure en savent quelque chose. Comme Bantama Sow manquant affreusement d’arguments et de punch pour descendre le leader de la Société civile chez nos confrères de mosaïque Guinée:« Koundouno dont on parle-là, Koundouno là, tout le monde sait où il était hier, avant ce régime, où il était ? Il défendait autre chose, mais ce qui est vrai, j’ai des informations, Koundouno veut avoir l’exil pour lui et sa famille parce qu’en Guinée il n’a jamais travaillé et il ne peut même pas travailler, parce qu’il n’a rien qui lui permette de travailler ; donc c’est des gens qui utilisent les médias et autres pour se faire une audience ».

En réalité, Bantama est bien mal placé pour parler de Koundouno. Bantama lui-même est sorti à la lueur du jour qu’avec l’aide d’Alpha Condé.

Petit Sow n’a non plus jamais travaillé en Guinée. Il aura fallu l’opposant historique pour que Bantama parte aux USA pour s’occuper du taxi. Aujourd’hui, il récolte le fruit de son opportunisme. Sinon que tout le monde sait que ce n’est qu’Alpha Condé qui puisse donner à Petit Sow un poste ministériel, deux fois de suite.

De toute évidence, Koundouno, droit dans ses bottes tranche : « Les propos tenus samedi par le ministre Bantama Sow au siège du Rpg appelant à la persécution et la haine à l’encontre des sympathisants du FNDC et les leaders ont été envoyés à la Cour pénale internationale. La vidéo a été mise sur un fichier et transmise à la CPI dans sa section persécution et Crime de masse, afin que ça serve de pièce à conviction pour tout ce qui arrivera à quelconque militant du FNDC. » On se rappelle que Bantama avait invité Keira, le ministre de Sécu de couper la langue et la liberté aux acteurs du Front. Avant d’attaquer : «Quand je prends un Koundouno, je ne veux même pas parler de lui parce que quand je parle de lui, il devient grand. Ce sont des gens qui veulent avoir l’asile politique en disant qu’ils sont menacés en appelant de gauche à droite des ambassadeurs pour dire qu’ils sont menacés. Ils sont menacés où ? Ils représentent quoi ? »

Bantama a lui-même la réponse à sa question.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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