Santé-Boké: c’est parti pour la mise à l’échelle du DHIS2 dans les structures sanitaires de la Région

Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique (MSHP), Dr Abdourahmane Diallo a présidé vendredi, 16 décembre 2016, un atelier de formation des équipes cadres et des districts sanitaires sur la mise à l’échelle du district health information softword2 (DHIS2) dans la Région Administrative (RA) de Boké.

La cérémonie a mobilisé outre, les autorités locales, quelques cadres du département de la Santé ainsi que des partenaires techniques et financiers notamment.

Organisé par l’ONG Recherche Triangle institut (RTI) en collaboration avec le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique (MSHP) et le Bureau de stratégie et de développement (BSD), l’atelier est entièrement financé par le Centre For diseasse contrôle et la prévention (CDC).

Dans son discours de bienvenue à la délégation ministérielle, le directeur de Cabinet du Gouvernorat de Boké, El Hadj Baba Dramé a déclaré qu’avec les exploitations minières et l’accroissement de la population, les agents de santé de la localité doivent bénéficier régulièrement des formations en surveillance sanitaire pour améliorer la situation sanitaire de la RA de Boké.

Par ailleurs, le directeur de Cabinet a porté à la connaissance du ministre, les difficultés d’accès de la population aux services sanitaires dont les prestations méritent d’être amélioréessurtout, en milieu rural.

De son côté, le  directeur du programme RTI, Boubacar Diallo a réitéré l’engagement de son institution à accompagner le MSHP dans la formation et l’équipement des structures sanitaires du pays.

Dans les mois à venir, la RTI va fournir des maintenances (panneaux solaires, connexion internet, logistique) aux dix (10) préfectures de Boké (Basse Guinée) et Labé (Moyenne Guinée), a rassuré M. Diallo.

Pour le ministre de la SHP, «la qualité de l’information conditionne la qualité de la gestion des fonctions à différents niveaux du système. Plus l’information est actuelle et fiable, plus la gestion est efficace.»

Toutes ces dernières années, a rappelé Dr Abdourahmane Diallo, «les évaluations ont montré des faiblesses notoires de notre système national d’information sanitaire (SNIS) en termes d’exactitude des données, de complétude et de promptitude.»

Cette faiblesse, a indiqué le ministre, «est causée essentiellement par l’absence d’outils modernes de la technologie de la communication. Ces outils permettaient la collecte, la transmission, le traitement des données, l’analyse et la diffusion rapides des résultats sanitaires à tous les niveaux de la pyramide sanitaire. C’est aux utilisateurs de rester dans l’équation…»

Pour répondre à cette «catastrophe», le MSHP, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, a décidé de mettre en place, la plateforme (DHIS2) pour la gestion de l’information sanitaire du pays en un temps record, dit-on.

A noter que la préfecture de Boké qui souffre d’un manque de personnel, compte 42 centres de santé (CSA) fonctionnels, 128 postes de santé dont 92 seulement sont fonctionnels, selon la Direction Régionale de la Santé (DRS).

Mamadouba Camara, correspondant Kababachir.com à Boké

 

 

 

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