Aboubacar Soumah et sa délégation ont échappé hier samedi à une tentative d’assassinat !

Depuis plus de 2 semaines, une grève des enseignants paralyse le secteur de l‘éducation guinéen.

Malgré les négociations ouvertes le 28 février dernier au Palais du Peuple entre le médiateur de la République, Mohamed Saïd Fofana, les représentants du gouvernement et le bureau exécutif du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) principal syndicat d’enseignants, aucune avancée significative n’a été enregistrée et surtout le mot d’ordre de grève n‘est pas levé.

Force est de reconnaître que les syndicalistes semblent mener la danse et la reconnaissance d’Aboubacar Soumah, principal leader de cette grève qualifiée de sauvage par les autorités est acquise. Il a obtenu la levée des sanctions à son encontre, sa première revendication, mais reste intraitable sur la seconde : augmentation immédiate des salaires à hauteur de 40% avec effet rétroactif.

Devant l’intransigeance des syndicalistes et surtout leur refus de se laisser soudoyer, le président Alpha et les faucons du gouvernement ont préféré opter pour leur assassinat.

C’est ainsi que l’ancien Kountigui de la Basse Guinée, El hadj Sekhouna Soumah a été mis à contribution pour inviter le téméraire syndicaliste et son équipe à une réunion de conciliation le samedi 3 mars 2018 à 10 h précises à Tanènè.

Un commando divisé en 2 groupes avait préalablement repéré et pris position sur le trajet pour éliminer les syndicalistes. Le premier groupe devait ouvrir le feu et abattre toute la délégation et le second empêcher toute retraite. Une embuscade bien préparée.

Heureusement que les syndicalistes n’ont pas fait le déplacement. La vigilance est donc de mise, Alpha Condé n’a nullement l’intention de rencontrer les préoccupations des grévistes.

Cette tentative d’assassinat rappelle la mort dans des conditions pas encore complètement élucidées du syndicaliste Ibrahima Fofana, le leader de l’USTG, l’Union syndicale des travailleurs de Guinée le vendredi 16 avril 2010 dans un accident de voiture alors qu’il rentrait de la ville de Fria. A rappeler qu’une autre syndicaliste, Magbé Bangoura, secrétaire générale de la Confédération guinéenne des syndicats libres, avait aussi trouvé la mort.

Aboubacar Soumah, devenu par la force des choses le leader du mouvement social guinéen doit faire très attention, ce gouvernement n’est malheureusement pas un meurtre près.

A bon entendeur salut !

Alseny Junior Cissé pour www.kababachir.com

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