25 novembre à Kankan : « Les VBG persiste même s’il y a du progrès » dixit Jeanne Condé, directrice du Centre d’autonomisation des femmes !

Ce lundi 25 novembre marque la journée mondiale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes. Selon l’ONU, une femme sur trois est victime de violence physique ou sexuelle dans le monde. Même si cette date ne représente pas assez dans la localité de Kankan, le phénomène de violence basée sur le genre reste et demeure une réalité dans nos communautés. Pour ne pas qu’elle vous passe inaperçue, notre correspondant a rencontré la directrice du centre d’autonomisation des femmes de Kankan autour du sujet en marge de cette journée du lundi 25 novembre 2019.

On les appelle les VBG, violences basées sur le genre. Elles sont d’ordre psychologique et physique. A Kankan, le phénomène persiste à travers notamment les violences verbales dont souffrent les femmes au quotidien. Jeanne Condé est la directrice du centre d’autonomisation des femmes.

« Ce phénomène nous le vivons au quotidien. Nous sommes dans une société qui n’est pas facile à gérer. Donc on essaye de s’accommoder, de faire mieux, de ne pas trop subir de violence. Je dirai  que chez nous les violences sont plutôt verbales, ensuite physique. Il suffit d’un petit rien, les mots sortent et puis ça choc. La violence physique existe également, mais j’ai l’impression que cela à tentante à diminuer. ¨Parce que les gens évoluent. Ils savent qu’en parlant, ça permet d’éviter certains problèmes que de se jeter l’un sur l’autre ».  

Des efforts ont été et continuent d’être fournis notamment par des organisations de la société civile pour tenter d’enrayer le phénomène. Et des progrès il en a selon la directrice du CAF.

« Des ONG font le plus souvent des sensibilisations. J’ai eu à travailler avec certaine d’entre elles. Ils arrivent à les aborder certains sujets sans souci. Avec leurs différentes actions, on se rend compte qu’il y a des problèmes qu’on peut régler sans aller au commissariat. »  

Pour venir à bout du phénomène madame Jeanne Condé directrice générale du centre d’autonomisation des femmes de Kankan pense plutôt qu’il faut accroitre les sensibilisations et favoriser le dialogue au sein des couples.

« Il faut continuer de sensibiliser les gens pour qu’ils sachent se retenir. Se contenir souvent de prononcer des mots qui choquent. De dialoguer car se jeter sur une femme car on a la force pour la battre n’est pas une solution. Mais c’est récurent il y a des femmes vraiment qui subissent cela. »

Enfin il faut noter que selon les statistiques actuelles, une femme sur trois est victime de violence physique ou et sexuelle et une femme sur deux est assassinée ou torturée par sa famille ou son partenaire.

CHEICK-SEKOU BERTHE, CORRESPONDANT www.kababachir.com à Kankan

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