3ème mandat : Dansa Kourouma estime que « le débat est illégal »


Dans une déclaration, le Conseil National des Organisations de la Société civile guinéenne (CNOSCG) estime que le débat autour de l’épineuse question du troisième mandat « est illégal ».

Alors que la question suscite des vives réactions au sein de l’opinion publique, le  CNOSCG, qui n’est pas partie prenante du Front National pour la Défense de la Constitution, récemment mis en place, appelle les guinéens de « s’abstenir de toute manœuvre de nature à détourner les citoyens de leurs vraies préoccupations et brouiller la compréhension collective sur l’interprétation des textes constitutionnels »

Devant cet état de fait,  le CNOSCG demande l’arrêt immédiat « des discours et positions propagandistes en faveur d’un troisième mandat, au risque de troubler l’ordre et la quiétude sociale. »

Face à la velléité de la reforme constitutionnelle, le CNOSCG appelle tous les citoyens à la vigilance et à la responsabilité et surtout de rester mobilisés pour éviter la diversion et la confiscation de leurs droits de participation, de contribution et d’auto-détermination sur les questions nationales.

En plus, ajoute Dansa Kourouma, « malgré la persistance et la récurrence des rumeurs, le CNOSCG estime que le débat sur le troisième mandat est illégal, et sur la nouvelle Constitution impertinent. Car celle qui est en vigueur, ne prévoit que deux mandats renouvelables une seule fois et il n’y a aucune disposition légale relative aux modalités de changement constitutionnel. », rappelle-t-on.

Pour l’heure, prévient  cette plateforme de la Société civile, le CNOSCG renforcera sa vigilance et engagera les jours à venir des actions concertées de communication et de sensibilisation ciblant des OSC de base ainsi que des citoyens, sur le contenu et l’esprit des dispositions pertinentes à la fois de la Constitution, des accords régionaux (protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne Gouvernance et la charte de l’UA sur la démocratie, la Gouvernance et les Elections).

Interrogé récemment sur la non participation de sa  structure au sein du front anti-troisième mandat, Dansa Kourouma dont on soupçonne de rouler pour le pouvoir, répond tout simplement :

« Personnellement, je n’ai pas d’explication et ceci ne m’amène pas, par contre, à m’opposer. Je suis dans une position de défendre l’intérêt du citoyen, et on n’est pas obligé d’être ensemble pour le faire, surtout quand les uns et les autres pensent que vous n’êtes pas important ».

Pendant ce temps, pros et anti troisième mandat pour Alpha Condé se livrent à une « guerre » de communication par médias interposés.   

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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