5000 contre manifestants à l’attelage: le RPG, pris au piège divague !

C’est un ministre de la République qui semble avoir lâché la phrase qui a trait à la mobilisation de quelque 5000 contremanifestants dont la mission est tout simplement semer le désordre au cours des marches politiques de l’opposition républicaine.

Pris au piège, le RPG, divague et tente de sauver sa tête. Sidiki Touré responsable de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel, intervenant dans la presse locale dément d’abord : « Il n’y a aucun ministre à ma connaissance qui a dû appeler 5000 jeunes à contre-manifester. » Il va de soi, pourrait-on dire. Seulement, en lieu et place des contremanifestants, il parle d’association, de mouvement, car, « Il y a une liberté d’organisation et d’association, ça c’est la Constitution qui le prévoit. Donc quelqu’un qui l’annonce publiquement, ce n’est pas mauvais en soi, et puis je vais vous dire une chose cette mobilisation, cette manifestation pour nous, c’est illégal à partir du moment où elle appelle au départ d’un président démocratiquement élu. »

Cette divagation nuance très peu, les visées machiavéliques du parti au pouvoir. Mais pour se dédouaner ce responsable du parti au pouvoir enfonce l’opposition en l’accusant d’inciter « à la haine, à la guerre civile, au génocide etc. C’est pour nous à partir du moment où une manifestation est précédée de ces termes de campagne, je pense qu’elle cesse d’être légale, elle cesse d’être républicaine, elle cesse d’être une manifestation dans l’intérêt du peuple. Nous pensons que c’est une manifestation qui s’inscrit directement dans la violation de la Constitution guinéenne. »

Problème pour autant ! Il recommande de« barrer la route à de telles manifestions ». Mais par quelle voie ? Les contremanifestations.

Ce qui est plus probant.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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