UFDG : Des accusations graves de la part de l’UPR

C’est connu, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) n’a pas que le parti au pouvoir comme adversaire. Désormais, il y a bien entendu l’UFR de Sidya Touré. Mais bien avant, il y avait surtout l’Union pour le renouveau (UPR) de Bah Ousmane. Entre le parti de Cellou Dalein Diallo et celui de Bah Ousmane, l’inimité demeure toujours importante. De telle sorte que la présidente des femmes de l’ancienne formation politique de Siradiou Diallo vient de formuler des accusations d’une très grande gravité à l’endroit de l’UFDG. En effet, selon Mariama Bah, ancienne ministre du tourisme, se confiant notamment à nos confrères de visionguinee, l’objectif que poursuit l’UFDG est la conquête du pouvoir pour le Fouta.
Racontant les péripéties que son parti a traversées, l’ancienne ministre a notamment déclaré : « Après la mort du président de Lansana Conté, il y a eu des mouvements et un parti s’est présenté pour dire nous cherchons le pouvoir pour la communauté foutanienne ». S’il est vrai qu’aux yeux de beaucoup d’adversaires de l’UFDG, le parti est surtout composé de militants venant d’une même communauté, c’est tout de même une des toutes premières fois qu’on allègue que cela répond à une stratégie consciente et entièrement assumée. Ceux qui, jusqu’ici en avaient parlé, s’étaient plus ou moins rétractés en précisant qu’ils s’en s’étaient servis dans le contexte des élections de 2010 et que leurs affirmations n’étaient pas nécessairement conformes à la réalité. A propos, on se rappelle notamment les confessions de Kassory Fofana, leader de GPT chez nos confrères d’Espace FM.
Les accusations de Mariama Baldé tranchent avec les précédentes déclarations du même type parce qu’elles sont formulées dans un contexte relativement calme et sans enjeux apparents. On peut donc supposer que c’est en toute lucidité et en connaissance de cause que son auteure les a formulées. A moins que dans la logique d’un agenda que l’on ignore, elle ait intentionnellement voulu ramener cette question au-devant de la scène. Ce qui, alors ne serait rien d’honorable comme arme de guerre.
Anna Diakité, www.kababachir.com
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