Labé : quinze mille poussins meurent dans différentes fermes avicoles

C’est une triste nouvelle pour les aviculteurs de Labé. Au total selon les victimes, quinze mille poussins ont perdu la vie. Dans l’intervention de Mamadou Diouldé Baldé l’une des victimes, on accuse le fournisseur : « Notre fournisseur Siley Wan nous avait recommandé de ne pas donner de vaccin contre une maladie qu’on appelle ‘’Gomboro’’. Il nous disait que si on donnait le vaccin, il ne prendrait pas les responsabilités. Un mois, vingt jours après, nous avons perdu plus de 2500 poussins en 24 heures et en deux mois, nous avons tout perdus.»

Docteur Siley Wan , le principal mis en cause réplique en ces termes :« Je n’ai pas vendu de mauvais poussins. D’ailleurs, ce n’est pas notre première importation de poussins à Labé, nous sommes à plus de 60 000 poussins livrés et c’est avec ces deux derniers lots-là où on a des problèmes. Pour ce qui est des mortalités, nous sommes en train de voir si c’est les vaccins, est-ce que c’est les locaux, est-ce que c’est les poussins, c’est-à-dire la souche, est-ce que c’est le suivi sanitaire qui a fait défaut, est-ce que c’est les bâtiments qui ont des problèmes sachant qu’à Labé, il y a des zones endémiques de la maladie dont on soupçonne le néo caste ».

Dans la quête de la vérité, l’une des victimes n’exclut pas de porter l’affaire devant les juridictions : « J’ai compté 2 500 présentement et ça continue à partir. Chez EL hadj Bhoye son jeune frère, il a perdu 2 100 et un autre a perdu 3 000. Bref, il y a un total de 15 000 poussins dans moins d’une semaine et chez nous, on peut estimer à 95 millions de francs guinéens en espèce rien que dans notre ferme et nous voudrions connaître la vérité sur la cause réelle de notre perte et si le laboratoire confirme que c’est le produit, j’intenterai une action judiciaire contre Siley Wan  ».

Contrairement aux accusations, le vétérinaire Docteur Siley Wan revoit le bilan à la baisse :« S’il y a 15 000 poussins décédés, c’est faux, à la date d’aujourd’hui moi, je n’ai pas simulé là où je travaille, un autre m’a dit qu’il y a eu 2500 là ou il travaille ce qui fait 8 500 certes, mais on n’est pas a 16 000, c’est exclu. L’échantillon va partir, on attend le résultat, on a des soupçons de maladie, mais c’est le labo qui va confirmer ou infirmer.»

Par ailleurs, les victimes soupçonneraient une complicité entre le laborantin et le fournisseur et souhaitent que l’échantillon soit envoyer à Dakar.

Sally Bilaly Sow , correspondant Kabanews à Labé

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