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| Le Professeur Alpha Condé rencontre les pécheurs |
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Cette journée de concertation qui a réuni les membres du gouvernement, les cadres du département de la Pêche, les acteurs de la pêche et certains experts étrangers, a permis de lever le voile sur les problèmes qui empêchent ce secteur de se développer. C'est le Professeur Alpha Condé qui annoncera les couleurs en exprimant sa préoccupation quant à la recrudescence de ce qu'il a appelé le banditisme dans la pêche maritime. Faisant ainsi référence à la piraterie des eaux territoriales guinéennes. Et pour cause, aujourd'hui, la pêche n'arrive ni à nourrir les populations guinéennes,  ni de renflouer les caisses de l'Etat.  Alors que le potentiel halieutique guinéen est estimé  entre  320.000  et 450.000 tonnes. Pire, selon les statistiques fournies par le ministère de la Pêche et de l'Aquaculture, le déficit d'alimentation des produits de pêche en Guinée est chiffré à 50.000 tonnes par an. En guise d'illustration, les Professionnels de la pêche assisteront à la projection d'un film documentaire préparé pour l'occasion  par le ministère de la Pêche et de l'Aquaculture. Selon ce documentaire les recettes de la pêche de 2011 sont chiffrées à plus de 18 milliards GNF. Pour 2012 en ce troisième mois de l'année, les recettes sont estimées à 10 milliards GNF. Quant à l'aquaculture, ce documentaire dit que l'aménagement piscicole demeure nettement déficitaire. Sur 200 mille hectares de superficie disponible, 200 hectares sont seulement valorisés. Soit un manque à gagner de 198 mille hectares.  C'est pour expliquer les raisons de ces difficultés que les  six filières de la pêche présentes à  cette journée de rencontre et d'échange se sont relayées au micro. Il s'agit des filières de la pêche artisanale maritime, la pêche continentale, la pêche industrielle, la pisciculture, l'importation des produits de pêche et le mareyage et enfin l'exportation. Le porte-parole de la pêche artisanale, Yakouba Cissé, dénoncera les sous équipements, la lutte contre l'insécurité, la mer et l'appui à l'autopromotion des structures professionnelles de la pêche artisanale. Pour parer à toutes ces difficultés voici  les besoins et les coûts y afférents : -        L'appui au renforcement des organisations professionnelles ; -        La structuration et le renforcement des capacités techniques des acteurs pour un coût de 300 millions GNF ; -        L'appui à l'acquisition d'intrants de pêche artisanale ; -        La mise en place de crédit adapté pour l'achat d'intrants de pêche : moteurs, filets, hameçons, cordages, flotteurs, plombs, bobines, des fumoirs améliorés, claies de fumage, emballages appropriés et autres outillages pour les femmes fumeuses. Pour un coût de 54,400 milliards GNF. Les problèmes évoqués au niveau de la pêche continentale sont entre autres, l'assèchement des cours d'eau avec pour conséquence la disparition progressive de la pêche fluviale avec le manque criard d'équipements, selon le porte de la filière Soriba Kaba. Quant à la pêche industrielle,  Sory Doumbouya, indexera l'inexistence d'une flotte appropriée et les besoins d'investissement dans le secteur. La filière souhaiterait l'appui pour : 1-   La mise en place d'un crédit maritime pour un coût de 50 milliards GNF ;      2 - La construction d'un port de pêche industrielle pour un coût de 700 milliards GNF ;       3-   L'acquisition de 15 chalutiers de pêche industrielle pour un coût de 100 milliards GN ; 4-   Le renforcement des capacités des marins pécheurs pour un coût de 2 milliards ; 5-   La suppression des taxes portuaires pour les bateaux de pêche industrielle ; 6-   La suppression des taxes sur les poissons importés ; 7-   La détaxation du carburant. La filière piscicole quant à elle, demeure celle où la pêche est moins visible et les besoins en investissement et formation sont chiffrés à plus de 13 milliards GNF. En Guinée, selon le porte-parole de la filière, Sâa Frédérick Doré,   il y a  actuellement un nombre total 3.050 pisciculteurs repartis dans 250 villages sur toute l'étendue du territoire. 45 groupements communautaires pour les mares en Haute Guinée. 7 groupements communautaires en Moyenne Guinée pour les mares et retenues ; Une production de 1.000 tonnes par an sur environ 500 hectares aménagés.  En Haute Guinée, Moyenne Guinée et en Guinée Forestière le taux de consommation est très bas, notamment en Guinée Forestière où il reste le plus bas du pays, soit 5 kg  par habitant et par an.    Les mareyeuses et les mareyeurs ont exprimé par la voie de Jacqueline Kourouma, leurs  inquiétudes quant à la disponibilité du poisson sur le marché national et la nécessité d'appui institutionnel pour l'approvisionnement du marché en poisson de qualité. Elle pointera du doigt la faible disponibilité de poisson sur le marché, le déficit de 50.000 tonnes de produits de pêche par an et les difficultés d'ordre institutionnel, infrastructurel, financier et fiscal. Le manque de poissons sur le marché intérieur peut s'expliquer par deux choses l'une : Soit nos produits de pêche sont vendus sur le marché international ; Soit nous ne produisons pas suffisamment. Selon le constat de la porte-parole de la filière exportation, Aissatou Diallo,  c'est la seconde hypothèse qui doit être retenue avec l'interdiction d'exporter, puisque le poisson « label Guinée » est absent sur le marché de l'Union Européenne depuis 2006. Ce qui veut tout simplement dire que l'exportation pose problème dans le secteur de la pêche. Les conséquences de l'interdiction de l'exportation vers l'Union Européenne sont : -Arrêt des activités des 6 établissements agréés ; -Réduction des activités de pêche ; -Mise en congé technique du personnel et suppression d'emploi ; -Gel des fonds des exportateurs ; -Disparition du « label Guinée » sur le marché européen ; Pour remédier à cette situation voici les besoins et leurs coûts : -Confection de 720 caisses isothermes en fibre de verre ; -Mise  aux normes des établissements de traitement ; -Appui l'organisation professionnelle faitière  avec un coût de 200 millions ; -Appui à l'autorité compétente pour un coût de  4,767 milliards GNF ; -Leurs coûts,  composantes,  crédit pour la relance de la filière s'évaluent à 12 milliards GNF. Il faudra au total 16, 967 milliards GNF pour que la filière exportation soit rentabilisée.  Les pécheurs industriels et artisanaux se sont exprimés individuellement. Chacun à sa façon a fustigé la marine nationale pour l'arraisonnement arbitraire de certains bateaux de pêche. Les Marins pécheurs eux, dénonceront le mauvais traitement dont ils sont victimes de la part des propriétaires de bateaux de pêche, notamment le transbordement en mer. A la lumière de ces interventions révélatrices des porte-paroles des différentes filières   et surtout celle du Ministre de la Pêche et de l'Aquaculture, Moussa Condé, le Président de la République, le Professeur Alpha Condé  s'est engagé à appuyer le développement du secteur de la pêche.  Pour cela, il promet de rencontrer les associations des banques pour discuter du financement des différents secteurs de développement économique du pays, c'est-à -dire la pêche, l'agriculture, l'élevage et les petites et moyennes entreprises.  Un reportage de Bangaly Condé « Malbanga » Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.  |







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