A la barre, les leaders du FNDC racontent leur mésaventure

Au cours du procès des leaders du FNDC, qui s’est ouvert ce mercredi au tribunal de première instance de Dixinn, les différents prévenus, qui rejettent en bloc les accusations portées contre eux, ont raconté les circonstances de leurs arrestations et leur mésaventure au cours de leur détention.  

Abdourahmane Sano, Coordinateur du FNDC rappelle que: « Nous sommes engagés dans la défense de la constitution, nous ne voulons pas de débat sur la constitution. Et personne ne pourra nous dérouter », a-t-il entamé devant le Président du tribunal.

Poursuivant, le grand meneur du combat du FNDC prévient les promoteurs de 3ème mandat en ces termes: « Amoulanfé, Amoulanfé ! Il faut qu’on soit très clairs. Ça ne passera pas » prévient M. Sanoh, qui s’adressera ensuite au président Alpha Condé. « Quels que soient les moyens que vous allez utiliser, ça ne pas passera pas. Telle est la volonté du peuple et nous allons la porter ».

De son côté, Ibrahima Diallo, Responsable des opérations au sein du Front National pour la Défense de la Constitution, dénonce avoir été torturé par les agents des forces de défense et de sécurité lors de son arrestation

« Monsieur le président, des hommes cagoulés, ayant des armes de guerre, nous ont kidnappés et envoyés à la fameuse villa 26. On m’a torturé et retiré ma bague d’alliance que ma femme m’a mise au doigt lors de mon mariage. Je suis tombé malade… », regrette Ibrahima Diallo à la barre. Avant d’ajouter : « Monsieur le président, sachez que je me battrai malgré tout pour empêcher monsieur Alpha Condé de briguer un 3ème mandat ».

Sékou Koundouno de la Cellule Balai Citoyen, également membre actif du FNDC, raconte également sa mésaventure: « Ce que j’ai vécu à la villa 26, c’est du jamais vu ! On m’a envoyé à la CMIS numéro 5 de Dubréka. On m’a déshabillé, ils m’ont mis nu. Le lendemain, j’ai été conduit à la CMIS de la Cimenterie…. ».

Le Blogueur  Abdoulaye Oumou Sow a pour sa part été surpris de la brutalité des agents des forces de défense et de sécurité lors de son arrestation:

« J’ai vu des hommes cagoulés avec des fusils, ça m’a rappelé la rébellion en Côte d’Ivoire. Je me suis demandé si ce sont des mercenaires ou des agents des forces de défense et de sécurité. Ils ont mis une arme sur mon cou et m’ont demandé de monter sur leur pick-up. Ils nous ont conduits à la CMIS de la Camayenne… », a-t-il expliqué

A  rappeler qu’après cette première audience, le procès est renvoyé au 18 octobre prochain. Et les différents leaders du FNDC, retournent encore à la Maison centrale de Conakry.

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

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