A la veille de la fête de Ramadan, Conakry renoue avec les embouteillages

A l’instar des autres pays du monde musulman,  la Guinée s’apprête à célébrer ce weekend, la fête l’Aïd el-Fitr ou fête de Ramadan, qui marque la fin d’un mois jeûne.

Cette année, cette fête intervient dans un contexte particulier en raison de l’état d’urgence sanitaire décrété par les autorités en place dans le cadre de la riposte contre le Coronavirus.

Parmi les mesures entreprises pour la lutte contre la Covid-19, figure la fermeture des mosquées et lieux culte peu avant le mois saint de Ramadan et qui devrait se poursuivre au moins jusqu’au 15 juin prochain (et qui pourrait même être probablement reconduit suivant l’évolution de la pandémie).  

Comme on peut le constater, la fête de Ramadan de cette année sera célébrée dans la plus grande intimité, parce qu’avec le couvre-feu instauré à cet effet, qui s’étend de 22 h à 5 h du matin à Conakry, Coyah et Dubréka, tout regroupement de plus de 30 personnes est interdit. Il n’y aura pas donc des prières dans les mosquées ou les lieux publics.

Toutefois, comme cela est de tradition, les fidèles musulmans vont célébrer cette fête dans la plus grande intimité familiale.

A la veille de cette fête prévue soit le samedi 23 ou le dimanche 24 mai (selon qu’on a jeûné 29 ou 30 jours), les préparatifs vont bon train. Les embouteillages se multiplient dans les rues de Conakry. Chacun court par-ci, par-là pour faire face aux besoins familiaux. Une situation qui crée des bouchons dans les rues de Conakry, dans une capitale qui souffre encore, non seulement des insuffisances d’infrastructures routières, mais aussi et surtout de la situation géographique du centre administratif des affaires, dont l’essentiel est concentré dans la Commune de Kaloum et au grand marché Madina.

Au regard des contraintes économiques et des obligations familiales, les parents s’activent à trouver les tenues de fête pour leurs enfants et les autres dépenses liées à la fête, malgré une conjoncture économique difficile. Et ce, conformément au rituel et à la tradition musulmane. Or cette année, la fête de l’Aïd el-Fitr est célébrée dans un contexte économique difficile. Les activités économiques sont paralysées en raison du Coronavirus qui impacte sérieusement les différents secteurs d’activités. Depuis un certain temps, les affaires tournent au ralenti dans le pays à cause de la crise politique et sanitaire, il faut alors trouver d’autres moyens pour franchir le cap.

Ce qui fait que la circulation a repris de plus belle et elle est très dense à Conakry ces derniers jours. Les agents de police routière déployés sur le terrain pour le contrôle des mesures d’urgence sanitaire, notamment le port obligatoire de masque et la réduction du nombre de passagers à 3 dans les taxis au lieu de 5, ont du mal à régulariser la circulation, avec des bouchons dans plusieurs axes routiers de la capitale.

En tout cas, Conakry est déjà dans la fièvre de la fête de Ramadan.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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