À Labé : « Il y a des parents qui ne savent pas même pas quelle est la classe de leur enfant »

Depuis plusieurs années, le système éducatif guinéen rencontre beaucoup de difficultés. De la démission parentale aux faibles niveaux de certains encadreurs, les situations ne font qu’empirer du jour au lendemain sous le regard  laconique des autorités du pays.

Maxime Kolié, proviseur d’un complexe scolaire de la commune urbaine de Labé assène : « Le problème ne se situe au fait qu’ils ne répondent à l’appel ou pas, mais le problème réside dans le fait qu’ils abandonnent complètement l’enfant à la charge de l’école. Il y a des parents qui ne savent même pas quelle est la classe de leur enfant ».

Boubacar Sidy Diallo à son tour, fustige : « Les parents qui donnent tout à leurs enfants sans contrôler. Sinon, un parent ne doit pas attendre à un appel d’un professeur ou d’une direction pour voir comment évolue son fils. Mais ici, le problème est que même si leur fils arrive à créer des problèmes à l’école même si on les appelle ils ne viennent pas, ils ne contrôlent pas leurs enfants, ils oublient que c’est un projet qu’ils ont monté ». Déplore-t-il.

Quant à Monsieur Kaba, il rappelle que : « Cela y va pour la bonne marche non seulement de l’école ; mais c’est dans l’avantage des élèves qui constituent leur fils eux-mêmes. Nous ne sommes que des éducateurs. On les aide, on les éduque donc, quand on a besoin d’eux, il faudrait qu’ils répondent à l’appel de l’école ». Plaide-t-il.

Et d’ajouter : « Les dirigeants d’école et les parents d’élèves doivent conjuguer les mêmes efforts pour la bonne réussite des enfants. Mais s’il y a abandon des élèves à notre charge seulement, l’éducation ne marchera jamais hein. Car l’éducation, c’est à la maison et a l’école ». Avertira-t-il.

Face à la situation qui inquiète les encadreurs, le proviseur du Lycée Wouro Monsieur Samba Diallo lâche sans langue de bois : « Si les parents n’aident pas l’encadrement à savoir les structures d’école, les professeurs qui dispensent les cours, malgré la galère et le temps dure, si les parents ne nous aident pas, on risque d’appréhender un jour quelque chose qui ne nous plairais pas ».

Sally Bilaly Sow, correspondant kababachir.com à Labé

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.