A peine rentré, Dalein parle du prix du carburant

Il était inaudible depuis un certain temps. Il avait d’autres chats à fouetter en Occident. A peine rentré de son périple, Dalein Diallo s’exprime sur l’augmentation du prix du carburant  à la pompe, sans consultation préalable avec les partenaires sociaux.

Extrait : « Si sur le plan technique ou sur le plan économique, on peut peut-être dire qu’on doit appliquer la flexibilité, ce que le gouvernement a refusé dans le passé d’appliquer la flexibilité alors qu’on l’a adopté comme moyen de régler tout problème qui peut naître de la fluctuation des cours du brut. Mais le pétrole a baissé sur le marché international, le Gouvernement a refusé de baisser le prix à la pompe. Il en a profité largement et pendant longtemps parce que la Taxe spécifique sur les produits pétroliers (TSPP) a augmenté en ce moment au-delà de ce qui était prévu. Lorsque maintenant le prix monte, c’est tout à fait normal et légitime de la part des citoyens et notamment des syndicats de dire non puisque le Gouvernement a refusé d’appliquer la flexibilité, lorsque la tendance était baissière, lorsque la tendance est haussière, les syndicats refusent qu’on l’applique. Il faut consommer les marges, les provisions constituées pendant la période baissière. Nous disons que c’est tout à fait légitime », déclare –t-il au micro d’africa Guinée.

Et Dalein Diallo de reconnaitre : « Les conditions de vie des populations sont très difficiles. Aujourd’hui, je pense que pour résorber les déficits, il serait important de diminuer la corruption. Il faudrait bien toucher ces marchés de gré à gré que je ne cesse de dénoncer avec des surfacturations élevées. Vous prenez par exemple la route Coyah-Dabola dont les travaux viennent d’être lancés, c’est un million de dollars le kilomètre. C’est évident que le coût réel d’un tel projet au kilomètre ne peut pas dépasser 700 000 dollars. » Puis d’envoyer des piques aux voleurs de la République : « Donc, il y a des gens tapis dans l’administration un peu partout, qui profitent des commissions. Parce qu’il n’y a pas eu d’appel à la concurrence. Donc il n’y a pas eu transparence. Si les marchés étaient attribués dans la transparence, dans le respect des règles de la concurrence, on aurait eu des prix beaucoup plus faibles, on aurait fait des économies. Mais comme le clan doit profiter de tous les marchés, naturellement, la transparence est toujours mise de côté. »

En attendant, la grogne continue…

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

 

 

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