Aboubacar Sylla lance des pics à la société civile

Alors que pouvoir et opposition se regardent en chiens de faïence malgré la signature de l’accord politique du 12 octobre 2016 et l’adoption du Code électoral révisé le 23 février dernier par l’Assemblée nationale, le porte-parole de l’opposition guinéenne lance des pics à la société civile, victime, selon lui, de problèmes existentiels. À la dernière assemblée générale hebdomadaire de l’Union des forces du changement (UFC), ce samedi 25 mars, Aboubacar Sylla n’a pas raté les acteurs de la société civile.

S’exprimant sur une éventuelle reprise des manifestations de rue, le député — élu sous la bannière de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de Cellou Dalein Diallo — a affirmé que les marches « pacifiques » ne doivent pas être uniquement politiques. « Nos manifestations ne doivent pas simplement être occasionnées par la violations des lois électorales, par la nécessité de reformer la CENI ou par la nécessité de tenir des élections aux dates prévues. On doit tenir compte de la carence de la société civile pour organiser des marches pour des questions d’intérêt général. Normalement, c’est à la société civile de se battre contre l’impunité, contre la corruption ou contre le coût de la vie. Mais compte tenu du fait que la société civile à des problèmes existentiels, nous sommes obligés de [re]prendre sa place », a-t-il souligné.
A en croire l’ancien ministre de la Communication, les manifestations annoncées depuis plusieurs mois par l’opposition guinéenne débuteront dès avril prochain. Et cette fois-ci, les rassemblements seront dédiés à la lutte l’impunité. Une occasion pour l’opposition républicaine à laquelle appartient M. Sylla de prouver que, contrairement à la société civile, elle, elle ne souffre d’aucun problème existentiel. De quoi montrer ce dont elle est capable. Car on ne sait jamais !
Thierno Diallo, Kababachir.com

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