Activité des opposants : voici pourquoi Doré se désolidarise…

« L’Assemblée nationale ne gère pas, elle fait des lois et vote le budget. Maintenant, les conflits qui naissent de l’application de lois sont réglés à un autre niveau. L’Assemblée peut émettre des avis pour appeler les protagonistes à se rapprocher pour sauver la paix civile. Ne pas aller à l’Assemblée n’est pas efficace. »

Jean-Marie Doré donne vraiment le motif de sa résistance quant au boycott voulu des opposants. C’est dans une interview qu’il a accordée à l’hebdomadaire guinéen, Le Populaire que le président de l’UPG a donné de larges détails sur sa position. Explications : « Le règlement intérieur dit que le quorum est actuellement de 57 plus 1 pour avoir la majorité simple. S’il y a l’ouverture de la session et que ce quorum n’est pas atteint, le président lève la séance et renvoi à un délai dont la durée est déterminée. Quand ce délai expire, le président convoque de nouveau l’Assemblée et quel que soit le quorum, l’Assemblée délibère de façon valide. Donc, là, boycotter le Parlement, c’est fuir un danger pour le retrouver devant nous. Dans cette composition de la légalité, les députés qui restent en séance vont adopter des lois qui ne conviennent pas peut être à ceux qui ont boycotté, mais cela n’est pas moins valide. Elles auront la même force que si elles avaient été votées par les 114 députés. Donc, c’est une erreur d’amener les députés à boycotter l’Assemblée dont la fonction n’est pas d’interférer dans le règlement des conflits. »

Revenant sur la composition de la CENI, JMD dira qu’aujourd’hui, le nombre de commissaires, représentant la mouvance est connu. Il est égal aux membres ne relevant pas de la mouvance. Il se trouve que les 2 représentants du gouvernement votent. Et ils voteront toujours dans la même direction que la mouvance. D’ailleurs, ils seront encore plus disciplinés que la mouvance. C’est cela qu’il faut corriger. Pour Doré « tant qu’on ne corrige pas cela, quelles que soient les rhétoriques et les théories, le concept de la parité restera toujours battu en brèche et faussera le sens de décision de la Céni. Je pense qu’il faut prendre les 2 délégués de l’administration comme des experts. Ils participent au débat, mais ils n’ont pas droit au vote. Alors, si on fait comme ça, la parité restera et le gouvernement sera toujours représenté. »

L’opposition républicaine appréciera.

Jeanne Fofana,, www.kababachir.com

  1. Alseny Bah dit

    Il a la rhétorique et le sens de la repartie; le malheur est qu’il a, aussi, une logique, apparemment, scolastique. Ceci ne profitant qu’à lui seul, dans son esprit de paradoxe et de controverses a fini, sans qu’il ne s’en aperçoive, à le vider de tout contenu fiable. Qu’est-ce qu’il aurait pu être profitable, avec tout son baluchon de connaissance, de verve et d’expérience…

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