Affaire 200 milliards de Zenab Nabaya: comment réagit la population de Kankan


Selon le site d’information Guinéenews.org, la ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi, Zenab Dramé, alias Zenab Nabaya, a été épinglée pour détournement de 200 milliards de francs guinéens et plus de 100 milliards de déficit qu’elle a laissée, quand elle était directrice administrative et financière ( DAF). Cette affaire continue de faire couler encre et salive à travers le pays. Dans la commune urbaine de Kankan, homme politique, citoyen et acteur de la société civile réagissent.
Séma Keita, enseignant de profession et militant du RPG arc-en-ciel. Qualifie cette situation de honte nationale et dit comprendre pourquoi Alpha Condé avait qualifiés les cadres malinkés de malhonnêtes:
« Ce détournement, c’est une honte pour nous. On comprend mieux maintenant quand le président taxait les cadres malinkés de malhonnêtes. Ce genre de choses ne sont pas bon pour un pays et ça ralenti l’économie guinéenne. Cette économie appartient à tout le monde, alors si on attend qu’une seule personne a détourné, une telle somme ça fait vraiment mal, donc le gouvernement doit prendre des décisions fermes contre ça », a-t-il exigé.    
Rencontré au grand marché “Lofèba” de Kankan, Mamady Savané un commerçant, pense que cette affaire doit être tirée au clair à la justice:
« Le détournement de somme faramineuses de la part d’une ministre, ça ce n’est pas du tout appréciable. Comme nous somme dans un pays de droit, alors il faut qu’elle soit poursuivi par l’Etat. Qu’elle passe à la barre pour se justifier» A-t-il dit.    
Pour sa part, Dr Lonceny Chérif, président préfectoral des organisations de la société civile à Kankan, préfère rester prudent:
« Moi je ne parlerai pas de détournement, parce qu’ en Guinée, on oublie souvent la présomption d’innocence, jusqu’à ce que la justice prouve qu’elle a détournée, pour moi c’est une alerte, donc il s’agit maintenant de faire les enquêtes et prouver, parce que en matière de justice c’est la preuve qui compte, tant qu’il y a pas de preuve c’est la présomption d’innocence qui est appliquée, on en train de malmener la dame de tous les noms dans la presse. Mais attendons de voir», a-t-il exprimé.
Depuis Kankan, Aly Badara Keita pour Kababachir.com

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