Kaporo-rail: Les défenseurs des droits de l’homme dénoncent  »une crise humanitaire »


Malgré les cris de coeur des citoyens,des activistes des droits de l’homme et des certains leaders politiques, le gouvernement guinéen est passé à l’offensive, en mettant à terre comme promis, toutes les constructions sur le site de Kaporo-rail, créant ainsi une crise humanitaire sans précédente.
Une situation qui ne laisse pas indifférent les activistes des droits de l’homme, qui expriment leur indignation.
« C’est une situation que je dénonce, je condamne avec la dernière énergie. C’est une indignation totale. C’est vrai que l’Etat, pour des besoins d’utilité publique peux récupérer toute parcelle de
terre sur l’ensemble du territoire national. Mais il faudrait agir dans les règles de l’art. », estime Mamadou Kaly Diallo Consultant à l’ONG  »la Baillonette Intelligente ».
Ce défenseur des Droits de l’homme rappelle que « L’article 13 de notre Constitution stipule que le droit de propriété est garantie. Et nul n’est peut être exproprié si ce n’est légalement, dans l’intérêt de tous, sous réserve d’une juste et préalable indemnité. » .

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Pour Kaly Diallo, cette façon de faire du gouvernement, qui continue à déguerpir les citoyens sans état d’âme est une action « cruelle et inhumaine », mettant en péril, quelques 9 mille personnes qui vivent aujourd’hui dans une précarité totale et plus de 800 élèves déscolarisés, alors qu’ils ont le droit d’aller à l’école.
« L’Etat a le devoir de garantir l’éducation des enfants. », rappelle-t-il. Avant d’ajouter que parmi les victimes de ces opérations de déguerpissement, figurent:  »Des personnes de troisième âge, des vielles personnes, il y a des enfants, il y a des femmes en état de famille….. », regrette cet activiste des Droits de l’homme qui s’exprimait au micro de Kababachir.com.
Selon M. Diallo, le programme Démocratie sans violence a accompagné la plateforme des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le développement, qui s’est rendu sur les lieux et qui a travaillé en étroite collaboration avec le collectif, qui a même rappelé que c’est une sorte de deux poids deux mesures du gouvernement, parce que, se justifie-t-il,  »A cette occasion, on a brandit 25 zones réservées de Conakry à Coyah. Pourquoi c’est Kapororai ? » s’interroge-t-il.


Et ce défenseur des droits de l’homme de rappeler qu' »En 2016, le président de la République est venu lui-même rassurer les populations de kaporo rail, pour leur dire que ce que le gouvernement
antérieur avait fait, c’est anarchique et inhumain et que l’Etat, s’il voulait avoir ça un jour, que les populations allaient être recasées. Voila ce qui n’a pas été respecté c’est ce que nous voyons aujourd’hui. », dénonce-t-il.
 »C’est vraiment préoccupant, vous savez que le président de la République est le garant des institutions républicaines. Et les institutions républicaines protègent la personne humaine et sa dignité. L’article 5 est très clair, la personne humaine et sa dignité sont sacrées et que l’Etat a le devoir de les protéger et les respecter. », rappelle-t-il.

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Mais, regrette cet activiste des droits de l’homme,  »Le président de la République qui est le premier garant de toutes ces lois et institutions, s’il dit qu’on va continuer le déguerpissement sans état d’âme, c’est vraiment préoccupant en raison de la situation humanitaire alors qu’au même moment, le gouvernement guinéen, de façon humanitaire est parti secourir des populations venues prendre refuge sur le territoire guinéen, suite à des affrontements en sierra leone ».
Devant cette crise humanitaire, les défenseurs des droits de l’homme n’excluent pas de saisir la justice pour que les occupants, qui disposent quand même des documents délivrés par les services techniques de l’Etat, puissent entrer dans leurs droits, en bénéficiant d’une indémnisation.


Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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