Affaire Touba Diakité : Me Cheick Sakho bâillonne !

C’est un communiqué lu sur les antennes des médias d’Etat qui en fait foi, lundi soir. Le Grade des Sceaux en a marre de suivre, pantois des commentaires qu’il qualifie de tendancieux quant à l’affaire Toumba Diakité et Cie. Alors que celui-ci menace de tout d’étaler à la place publique, le ministre de la Justice veut sauver ce qui peut l’être.

Pour y arriver, il interpelle la classe politique et les autres de se réserver de tout commentaire dès l’instant que le dossier se trouve dans les mains de la Justice. Cette sortie du ministre est plutôt synonyme de censure. S’il voulait éviter les commentaires, il n y a qu’à organiser vite le procès de Toumba et de tous les autres inculpés libres de tous mouvements et exerçant encore de hautes fonctions dans les sphères de l’Etat. Sans jamais être inquiétés. En tentant de bâillonner ainsi les uns et les autres, le Grade des Sceaux se plante. Car, en fait, le retour de Toumba constitue l’unique sujet d’actualité. Tant et si bien plus de 157 familles se sentent concernées par les massacres du stade du 28 septembre.

Déjà, certains leaders politiques comme Bah Oury prennent fait et cause pour Toumba. Bah Oury, en protecteur de Toumba ne veut pas du tout « qu’on présente Monsieur Diakité comme étant un bouc émissaire qui porte à lui seul toute la charge de la journée tragique du 28 septembre. » Il est favorable pour la démarche selon laquelle les rôles de chacun des inculpés soient étudiés. Seule évidence : « Monsieur Toumba Diakité était présent au stade et a fait sortir un certain nombre de responsables politiques mais personnellement, CellouDalein et moi avions été sortis du stade grâce aux bons offices, si je peux m’exprimer ainsi, du Colonel  Tiegboro. Parce que nous nous étions en arrière et CellouDalein était pratiquement évanoui. Le colonel Tiegboro nous a recueillis dans sa jeep et nous a emmenés au dispensaire du camp Samory Touré. »

Conséquence : « Donc je pense qu’il faut avoir une lucidité dans la gestion de ce dossier. »  De quoi a vraiment peur le ministre de la Justice ? Il ne peut pas en tout cas museler ni la presse, ni les leaders politiques. Autant aller vite au procès. C’est l’unique solution. Le reste c’est de la démagogie !

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

 

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