Afrique de l’Ouest : L’Allemagne cofinance un programme régional de lutte contre le crime organisé 

Les principaux bénéficiaires du programme sont les 15 États membres de la CEDEAO, ainsi que la Mauritanie.

Tunis (dpa) – L’Union européenne (UE) et l’Allemagne se sont associées avec la Communauté Économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour combattre le crime organisé en Afrique de l’Ouest, avec un programme de 41 millions d’euros. Baptisé « Crime organisé : réponse ouest africaine » (OCWAR, selon l’acronyme anglais), ce programme a été lancé à Abuja, capitale du Nigeria, pays où siège la CEDEAO. Dans le cadre de ce programme, et à travers un « partenariat fort et dynamique », la Commission de la CEDEAO et ses agences vont travailler « étroitement » avec l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) et Expertise France (EF), a fait savoir l’UE, pour mettre en œuvre trois projets ayant pour objectif de réduire le crime organisé transnational dans la région.

Les trois projets ont été conçus selon une « approche cohérente » de lutte contre la criminalité, structurée en trois volets, à savoir : la lutte contre le cyber crime (OCWAR C), la lutte contre les trafics de drogues, d’êtres humains et d’armes (OCWAR T) et la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la fraude (OCWAR M), a-t-on précisé. Travailler sur les trois fronts simultanément va permettre davantage de synergie et de collaboration inter-agences. De plus, les projets s’appuient et viennent en complémentarité d’un précédent, toujours en cours, projet financé par l’UE, sur le Système d’Information policier d’Afrique de l’Ouest (WAPIS), a-t-on fait remarquer.

Les principaux bénéficiaires des projets OCWAR sont les 15 États membres de la CEDEAO, ainsi que la Mauritanie. La contribution globale de l’UE s’élève à 41 millions d’euros, incluant la contribution du gouvernement fédéral allemand de 5 millions pour le co-financement d’OCWAR T. Les projets seront mis en œuvre jusqu’en 2022-2023. « Le crime organisé et tous les trafics illicites qui en sont associés ne connaissent pas de frontières, ils sont par nature transnationaux. De même, la réponse requise de la part des Etats de l’Afrique de l’Ouest pour combattre ces fléaux doit être conjointe », a déclaré Tasso Vilallonga Joaquín, ambassadeur, Chef de Délégation de l’UE au Togo.

La pandémie de la Covid-19 a provoqué de nouveaux schémas et tendances dans la mesure que les réseaux criminels s’adaptent aux contraintes imposées aux citoyens, aux entreprises et aux autorités nationales.

Source: dpa-news.de

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