Albert II de Monaco : Sa cicatrice ? Caroline de Hanovre plaide coupable…

« Méchante » un jour, méchante toujours ?

Le livre d’entretiens Albert II de Monaco, l’homme et le prince – Conversations avec Isabelle Rivère et Peter Mikelbank, paru mercredi 14 mars 2018 à l’occasion du 60e anniversaire du souverain monégasque, recèle une multitude de confidences et anecdotes livrées par l’intéressé. Des émouvantes, comme lorsqu’il s’agit d’évoquer ses enfants le prince Jacques et la princesse Gabriella, avec lesquels il a soufflé ses bougies, des étonnantes, comme le récit de sa demande en mariage à Charlene… Et celles qu’ont confiées ses proches, à l’image de son épouse ou de sa soeur aînée la princesse Caroline de Hanovre.

Dans de premiers extraits dévoilés en avant-première, celle-ci révélait notamment avoir délibérément joué le rôle de « la méchante«  dans le cadre des noces d’Albert et Charlene en juillet 2011, en première ligne pour permettre au couple de traverser sain et sauf cette zone de « turbulences » : « Tout le monde voulait participer, avoir un rôle à jouer.Avec Charlene, nous en riions beaucoup. Mais ils se perdaient parfois un peu tous les deux dans ces turbulences, tant ils étaient désireux de ne froisser personne. Pour moi, l’enjeu n’est pas le même. Nous avions l’habitude de nous réunir à la maison, je leur disais : ‘OK, j’irai trouver untel ou untel et je lui dirai moi-même que ce qu’il demande n’est pas possible. De cette manière, vous resterez les gens gentils et charmants que vous êtes, et moi je serai la méchante« , signale-t-elle, indiquant que « cela concernait tous les aspects de l’organisation de l’événement, jusqu’à la forme du gâteau de mariage, dont certains voulaient décider à leur place« , et qu’il y a eu « beaucoup de négociations« .

IL ÉTAIT « PARFAIT », ELLE ÉTAIT « HORRIBLE »

Bien au-delà de ce chapitre important de la vie de celui qu’elle continue à voir comme son « petit frère« , Caroline de Hanovre, plus âgée de 14 mois qu’Albert, revient avec beaucoup de sincérité et d’authenticité sur leur complicité particulière, depuis l’enfance. « Élevés en vase clos » du fait des convictions de leur père Rainier III, qui « ne comprenait pas que l’on puisse éprouver l’envie d’avoir des amis« , et « sans doute plus attachés à [leur] nounou qu’à [leurs] parents« , ils étaient naturellement inséparables. Mais c’était électrique ! « Mon frère était mon principal compagnon et camarade de jeu, d’où la fréquence de nos disputes. Nous étions comme chien et chat« , relate Caroline. Et de confesser : « J’étais horrible. (…) Je suis notamment responsable de la cicatrice qu’Albert arbore sur la lèvre. » Les plus observateurs n’auront sans doute pas manqué de remarquer en effet que le prince a depuis toujours une petite cicatrice d’un bon centimètre, bien visible, juste au-dessus de la lèvre supérieure, sur le côté gauche de son visage. Quant aux circonstances qui l’ont occasionnée, il faudra attendre les prochains aveux de sa grande soeur !

Une grande soeur qui explique combien elle admire son cadet pour ses qualités de coeur et d’âme, même si elle a pu, enfant, s’en agacer : « Beaucoup de choses n’ont jamais changé en lui, observe-t-elle, son immense gentillesse, sa bonté, cette profonde honnêteté, cette droiture dont il faisait preuve lorsqu’il était enfant et que je retrouve aujourd’hui encore (…) Quand il était petit, je reconnais que j’étais parfois agacée par son côté… un peu trop parfait, justement, aux yeux de la fillette que j’étais. »

Une relation qui, à l’âge adulte, a encore évolué et s’est affermie après la mort tragique de la princesse Grace, en 1982 – un drame qui a soudé la fratrie, forte aussi pour soutenir Rainier. « Si nous avons confiance en nous, mes soeurs et moi, c’est à elle que nous le devons« , résume Albert, mettant en exergue la bonté d’âme et l’ouverture d’esprit de sa mère, quand son père, à l’inverse, était plutôt du genre « catégorique » et strict. « Je ne voudrais pas m’avancer, glisse-t-il malicieusement, mais il me semble que pour un petit garçon avec deux soeurs, il est toujours plus facile d’aller demander quelque chose à maman qu’à papa. Je me trompe ? »

Albert II de Monaco, l’homme et le prince – Conversations avec Isabelle Rivère et Peter Mikelbank, Fayard, 300 pages, 22 euros. Maintenant disponible.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.