Alpha Condé aux démagogues : «On ne réussira pas » !

C’est une alerte que vient de donner Alpha Condé à ses nombreux démagogues – sirènes révisionnistes, selon de Keléfa Sall – qui l’encensent et qui aiguisent son appétit pour  modifier la Constitution, opter pour des travers peu orthodoxes.

Alpha Condé est bien conscient de la forte capacité de nuisance, même si, il le garde encore avec de profondes ramifications.  «Si on n’est démagogues, on ne réussira pas », tranche le président guinéen. Avant d’ajouter : « Il est important qu’on tienne un langage de vérité, pas démagogique sinon on ne vous rendra pas service», alerte-t-il au micro de nos confrères. Il est quand même regrettable que le président reconnaisse les démagogues comme étant des facteurs de retard. Il y a bien longtemps, à son arrivée au pouvoir, les mêmes démagogues sortaient de terre et infestaient toute l’administration.

Ces mouvements et corporations de soutien résonnent encore : le CRAC, le mouvement de la jeunesse pour la réélection d’Alpha Condé, le mouvement N’di boré, mouvement dénommée MR15, les Chevaliers de la République, etc. La kyrielle de traîtres et autres opportunistes continuent d’infester le ‘’grand parti’’. Ils ont la vie dure. Comme chacun veut jouer sa partition dans le partage du gâteau. C’est ainsi que des fines bouches ont été nommées ministres, directeurs généraux (suivez mon regard à la Communication, à l’Emploi jeune, à l’office du tourisme, …). C’est ainsi aussi que d’autres cadres ont été confirmés à leur poste. Ce le cas de Malick Sankhon à la tête de la CNSS. Il reste que ces mouvements agacent certains au sein du parti.

Marie Kennett Guilavogui, alors directrice de campagne pour les législatives est plutôt insatisfaite du rôle joué par certains.  C’est pourquoi, « le souci du RPG  arc-en-ciel aujourd’hui et son président, est de tirer les leçons en détail de ce qui s’est passé pendant les élections législatives 2013 pour ne pas qu’on tombe dans les mêmes erreurs ». Pour y arriver, « il faut qu’on sache ce qui s’est passé et  que le président aussi doit savoir ce qui a marché et ce qui n’a pas marché pour en tirer les leçons. Lorsqu’il y a eu des élections, en ma qualité de directrice de campagne, il y a eu des mouvements de soutien dans toutes les  communes. Chaque commune a touché trois cents millions en dehors de ce que les directeurs de campagne ont reçu. C’était  pouvoir amener les gens aux élections. C’est vrai, Hadja Nantou, la coordinatrice l’a dit tout à l’heure que les gens ont voté mais qu’il y’ en a qui sont sortis en jaune et faire autre chose. Il faut qu’on soit très vigilant. A l’heure où nous sommes, le président est entrain de mettre fin à cette pratique ». Mme Guilavogui est de ceux qui veulent assainir l’attelage « pour pouvoir connaitre des personnes qui nous ont trahis, qui sont proches du pouvoir, qui ont reçu des fonds sans l’utiliser et nous avons perdu les cinq communes de la capitale ».

Tout ceci était une autre histoire, car, Kenneth elle-même avait été nommé préfet mais, elle aura fait long feu.

Jeanne Fofana

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