Alpha Condé : « Le tare de notre pays est que les dirigeants politiques et économiques n’ont pas pitié du peuple »

Présidant la cérémonie de clôture de la semaine nationale de la Citoyenneté, ce mardi 08 novembre, le Chef de l’Etat guinéen a passé aux peignes fins la situation socio-politique à la situation le pays est confrontée   depuis de nombreuses années.

Au cours de la cérémonie, le locataire du palais Sékhoutouréya, a fait quelques promesses pour le restant de son mandat :

« Nous sommes certains qu’après avoir vaincu Ebola et achevé le programme du Fonds Monétaire International, le gouvernement va s’atteler à un changement effectif commençant par les membres du gouvernement eux-mêmes. Les membres du gouvernement doivent montrer l’exemple du civisme. Cela est valable aussi pour la classe politique », a laissé entendre Alpha Condé dans son discours de circonstance.

Poursuivant, le numéro un guinéen,  a cité quelques exemples d’actes d’incivisme :

«  On jette les ordures dans les trottoirs, on fait des occupations sauvages de terrains, les préfets, les chefs de quartiers vendent les terrains alors que cela est interdit. Le mauvais exemple vient d’en haut. Mais la Guinée a une chance, puisque sa population est jeune. Nous sommes convaincus que cette jeunesse saura prendre le destin de ce pays en main, et qu’elle sera moins égoïste car le tare de notre pays, est que les dirigeants politiques et économiques n’ont pas pitié du peuple. Ils n’ont que leurs intérêts en vue, leur poche et l’argent. Voilà. Lorsque son intérêt personnel n’est pas satisfait, il cherche à mobiliser son ethnie alors qu’il s’en fout d’elle, la seule chose qui l’intéresse, c’est son sort personnel. Voilà un de nos tares », dénonce-t-il.

Parlant de l’impunité et la corruption qui gangrène notre pays, Alpha Condé a fait part de sa détermination à lutter efficacement contre certaines pratiques au sein de l’administration  pubique.

« Tout le monde parle de punir, mais dès qu’il s’agit de punir un proche, on se lève pour mobiliser ses parents, son ethnie (…). Si on veut qu’il n’y ait pas d’impunité, il faut accepter que si votre frère commet une faute, qu’il soit puni. Mais ça doit changer dans nos comportements », prévient le numéro un guinéen.

A noter que plusieurs personnalités, dont le Chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Dollo,  ont pris part à la dite cérémonie, des représentants des instaitutions nationales et internations et des répréentants des corps diplomatiques accrédités en Guinée..

Mariam Diallo, www.kababachir.com

 

 

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