Alpha Condé et le terrorisme:l’homme qui voulait couper le cordon ombilical

Dans un nationalisme caduc, teinté d’une réelle volonté à peine voilée à briguer un 3è mandat, Alpha Condé invitait ses pairs africains à couper le cordon ombilical avec le colon. Derrière ces airs de faux nationaliste, ce despote désuet ne manque aucune occasion pour préparer les mentalités, parfois en rabrouant les journalistes qui lui posent la question liée à un éventuel 3è mandat. C’est en effet la question qui fâche qui hérisse les poils du locataire de Sékhoutouréya.

De l’opposant historique qu’il fut et qui a combattu toutes les dictatures en Guinée il est aujourd’hui l’incarnation même d’un despote dépassé, désuet et incommodant. Agacé de l’intérieur par une opposition en lambeaux certes mais qui garde encore les armes d’une dénonciation et autres griefs contre le pouvoir, Alpha Condé va à l’international pour chercher appuis occultes. Mais au nom de l’Afrique, taisant de fait, sa hantise de jouer les prolongations.  « Nous n’accepterons plus qu’on nous donne des leçons. Nous, nous ne donnons pas de leçons aux autres. Nous sommes prêts à collaborer avec tout le monde », avertit Alpha Condé avant d’ajouter : « L’Afrique est majeure et elle est en train de le démontrer à la face du monde. L’Afrique doit définir sa propre voie de développement parce que personne ne viendra développer notre continent à notre place. L’Afrique doit définir sa voie de démocratie. C’est vrai qu’il y a des principes universels, mais il est important qu’on laisse les africains adopter ces principes universels à leur condition. »

A l’étroit depuis cette déclaration, Alpha Condé tente de se racheter. L’homme qui voulait couper le cordon ombilical tend tout de même la main aux colons. En effet, suite à l’attaque terroriste dimanche au Burkina Faso qui a fait au moins 18 morts, Alpha Condé a dit sur France 24 : « Il faut qu’on accélère l’opérationalisation du G5 afin que les Africains soient en première ligne pour défendre la sécurité de leurs citoyens et des expatriés », a-t-il souligné, appelant les partenaires européens à trouver « les 400 millions de fonds qui manquent ». Une petite fierté qui s’est effritée.

Le temps de recevoir les aides ? Certainement.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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