Alya Diaby va-t-il désintégrer l’INIDH ?


On l’a rappelé dans une de nos précédentes publications: Alya
Diaby, président de l’INIDH s’est métamorphosé. Connu jusque-
là pour sa droiture et sa neutralité, ce jeune cadre de grande
renommée a souillé récemment sa personnalité. On ne sait
quand même quelle mouche l’avait piqué. Mais, il s’est mis le
doigt dans l’œil en s’attirant les foudres de ceux-là mêmes qui
ont cru en lui.
Sa sortie médiatique était tellement maladroite et inopportune –
«Le référendum est donc possible. Le débat devrait porter sur
les conditions de son organisation, les garanties qu’offre le
scrutin, le consensus sur le contenu du projet et les règles du
jeu, l’approbation par le peuple des réformes envisagées » –
qu’elle a provoqué l’ire d’un membre de l’Institution.
Il s’agit de Me Frédéric Foromou Loua, réagissant dans la
presse locale: « La position du président de l’INIDH ne reflète
pas la position de l’institution. Cette position viole
l’indépendance de l’institution, viole la neutralité de l’institution,
viole même la loi qui crée l’institution. Il n’a pas parlé au nom

des commissaires. Il a parlé, peut-être, en son nom. Je suis
tombé des nues. Cette déclaration est non seulement
incohérente. » Pourtant, selon Alya Diaby « La Constitution
n’est pas une tombe où repose à jamais l’Etat. Ce n’est pas une
tente dressée pour le sommeil. Les acteurs politiques doivent
comprendre le risque d’une dictature martiale si les civils ne
procèdent pas par discernement pour s’entendre sur
l’essentiel.»
Bah Oury est loin de cet avis : « Ouvrir le débat, c’est de
remettre en cause cette stabilité-là parce que vous créez des
appétits. Je ne suis pour ce projet de nouvelle Constitution
parce que ça nous ait déjà arrivés et on sait tous comment ça
s’est passé. De 2000 à 2010 rien a été fait de bon que des
destructions que des tueries, est-ce-que nous avons oublié cela
que de tenter de reprendre la même chose. »
Alya Diaby l’a certainement oublié. Vite oublié. A cause de sa
position au sein de l’INIDH. Désespérant, vraiment !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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