Amara Somparé a désormais de quoi s’occuper

Le bulletin de santé des médias publics est fort inquiétant. A cela, il faut ajouter les rapports exécrables avec les médias privés. Amara Somparé, nouveau ministre de l’Information et de la communication hérite une catastrophe. Le bilan laissé par Rachid Ndiaye est manifestement calamiteux.

Amara Somparé a désormais de quoi s’occuper. Du moins, si l’on tient compte de la lettre de mission que lui a adressée le Premier ministre, la semaine dernière, à Conakry. Dans cette lettre signée depuis le 10 juillet qui fait déjà le tour des réseaux sociaux il a été notamment demandé au nouveau ministre de peser de tout son poids sur la  lutte contre la corruption, les détournements de deniers publics afin de restaurer l’image et la crédibilité de l’Etat guinéen.Sous réserve d’être évalué, Amara Somparé doit aussi entre autres s’occuper de la relance du Quotidien national Horoya, après une longue période d’agonie interminable. La télévision nationale doit connaitre une embellie dans son programme, etc. Aujourd’hui en effet, la Radio et télévision nationales, le Quotidien national Horoya, la Radio rurale de Guinée, l’Agence guinéenne de presse, etc. sont aujourd’hui hors service, hors compétition. Partout, c’est la décadence. Ils se font avaler par les privés.

L’ancien ministre a assisté à la mort certaine et lente de tout le patrimoine. Pourtant, Rachid avait fait croire que c’est la couverture du territoire national par les médias publics qui l’intéressait, sauf qu’au niveau audiovisuel seuls 40% du territoire sont couverts. Au cours d’un conseil des ministres, le Ministre a fait un état des lieux du matériel et des installations à acquérir, réparer et/ou rénover pour une meilleure diffusion de l’information. Il a également mit l’accent sur la qualification et le renforcement des capacités des ressources humaines du Département. Un point, c’est tout. Les médias d’Etat sont malades.

Qu’a-t-il donc fait des ressources publiques allouées ? Enrichir des poches occultes. C’est tout. Et Alpha Condé en est le facilitateur. Sinon comment peut-on comprendre qu’un diplômé de troisième cycle du département de science politique de la prestigieuse université de la Sorbonne et du centre français du journalisme à Paris et un pur produit du journalisme international ayant pratiqué une vingtaine d’années durant à Paris dans de  grands magazines internationaux, consultant sur de nombreuses chaines de radios et télévisions, CFI, RFI, TV5 et France 24,  Avant de créer en 2007 à Paris, le magazine international africain Matalana n’ait pas pu redorer le blason des médias d’Etat ?L’héritage est lourd pour Amara.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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