Amendements du Code des marchés publics : quelle partition de l’ARMP ?

Le conseil des ministres du jeudi dernier a recommandé la mise en place d’une commission interministérielle, sous la présidence du ministre de l’Economie et des Finances en vue de proposer des amendements au Code des marchés publics pour intégrer, entre autres, les aspects liés au stage.

Cette recommandation signe ainsi l’acte de mort de l’Autorité de régularisation des Marchés publics (ARMP) dont la mission essentielle est des former et d’informer les acteurs de la commande publique. Mais aussi et surtout, faire des propositions concrètes au gouvernement afin d’améliorer les dispositions du Code des Marchés publics. Il s’avère aujourd’hui, selon des sources concordantes confirmées par des proches du DG de la boîte, que les pièces essentielles le département juridique ainsi que celui de la Formation sont quasi absents. Si le dernier est encore là-bas malgré lui, son collègue des Affaires juridiques est introuvable. L’ARMP est actuellement sans juriste. Les trois qui s’y relayaient ont décampé, à cause notamment de la léthargie voulue et de la cohabitation difficile avec le maitre introuvable des lieux.

Si les indésirables de Jonas Moukamba Kadiata Diallo jubilent aujourd’hui à cause de la mort certaine de la boîte, les rares rescapés se tournent les pouces. Mêmes les fidèles lieutenants restés jusque-là loyaux semblent être tentés pour d’autres opportunités. C’est donc la conséquence de cet immobilisme qui a poussé les Finances et le Budget à marcher sur les platebandes de l’ARMP. Celle-ci est, selon bien des sources proches de Jonas Kadiata Moukamba Diallo morte : elle est dépouillée de toutes ses prérogatives. Mohamed Lamine Doumbouya et Malado Kaba ont tout arraché. Qui a dit que le tô se donne à celui qui sait bien l’avaler !

Des excommuniés de Jonas regrettent bien le départ de Guillaume Curtis, le géniteur de l’ARMP dont les ambitions avaient franchi le cap d’une simple structure naissante. « La boîte s’était fait respecter par les acteurs de la commande publique », témoigne un ancien cadre de l’ARMP. Aujourd’hui, « Elle est l’ombre d’elle-même. Je plains même ceux qui y sont encore avec ce DG en manque d’inspiration », conclut-il.

En recommandant ainsi d’amender le Code des marchés publics, le gouvernement a mis hors-jeu l’ARMP.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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