ANAFIC : de gros risques de gré à gré !

Selon le porte-parole du gouvernement, le Chef de l’Etat a instruit le gouvernement de veiller à la préférence à accorder aux entreprises et coopératives locales dans l’attribution des travaux d’infrastructures fiancées par l’ANAFIC, tout en conciliant cet avantage avec les critères d’efficacité et de crédibilité sans lesquels le programme risquerait d’être compromis.

Cette recommandation d’Alpha Condé à l’endroit de ses ministres concernés expose davantage le Code des marchés publics. Il y a en effet de gros risques de marchés de gré à gré et donc contre la règlementation en vigueur. Or, selon un arrêté/2015/067 du ministère des finances, un seuil de passation, de contrôle et d’approbation des marchés publics à l’Etat a été fixé. Ainsi, pour chacun des marchés de travaux, de fournitures et de prestations de services, il est accordé un seuil : de 250 millions GNF à 50 millions GNF, selon la nature des travaux et selon la structure (Gouvernorat, Préfecture). Il est clair d’un seuil dit de compétence de passation est également fixé.

C’est pourquoi, le chef de service régional des marchés a la compétence exclusive de procéder à l’ouverture et à l’évaluation des offres pour tous les travaux dont les montants sont inférieurs ou égaux à 4 cent millions GNF. Ces procédures sont relatives à la demande de cotation. Toutes ces mesures devraient être édictées avant que le président ne donne des instructions. Sinon, bonjour la délinquance financière au niveau décentralisé (Préfet et Gouvernorat). L’ANAFIC deviendra dans les prochains jours, l’autre vache à lait.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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