Appelle à la résistance active du FNDC : Voici nos premiers constats de la journée

Pour la deuxième semaine consécutive, l’appel à la résistance active et permanente du FNDC est largement suivi à Conakry et dans certaines villes de la Guinée profonde.

Sur la route Le Prince par exemple, la circulation reste perturbée, boutiques et magasins sont restés fermés. On aperçoit une forte présence des agents des forces de l’ordre déployés dans différents carrefours.

Dans certains endroits, des groupes de jeunes sont visibles et prêts à en découdre avec les forces de l’ordre, avec qui ils se regardent en chien de faïence. Par crainte des violences comme celles qu’on a connues ces derniers jours, les rues sont désertes beaucoup de citoyens ont préféré resté chez eux.

Sur l’autoroute Fidèle castro, la circulation est fluide, on aperçoit également une forte présence des agents des forces de l’ordre dans certains carrefours, notamment à Tannerie et à Bonfi, où il y a eu des échauffourées dans la matinée.

A Enta, ces jeunes ont barricadé la route tôt le matin en versant de l’huile sur la chaussée. Mais les agents de sécurité ont été également déployés pour ramener le calme, même si la tension reste encore vive dans cette zone où les élèves de Sangoyah sont également descendus dans la rue pour protester contre l’absence de leurs professeurs dans les sales de classes.

Au grand marché Madina, boutiques et magasins sont restés fermés, même si on aperçoit quels étalagistes et des marchands ambulants à l’alentour du marché.

A Kiroti des jeunes ont barricadé la route empêchant la circulation avec des jets de pierres avant que la police ne vienne intervenir.

A la minière, des ordures ont été versées dans la chaussée par des jeunes en colère en guise de protestation, tout comme à la corniche où des pneus ont été brûlés tout près du collège Sylla Lamine. Mais la police et la gendarmerie ont vite intervenu pour maitriser la situation et rétablir la circulation.

 De Dixinn à Kaloum, il y a l’accalmie. Mais au pont 8 novembre, un important dispositif de sécurité est posté et l’entrée au centre ville de Kaloum est filtrée par les agents de sécurité.

Du moins qu’on puisse dire, à la mi-journée, l’appel à la résistance du FNDC est largement suivi à Conakry. Pendant que le secteur de l’éducation est fortement paralysé en raison de la grève du SLECG qui exige toujours du gouvernement le respect de l’accord sur l’augmentation des salaires à 8 millions de francs guinéens.

Alfred Bangoura, www.kababachir.com

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