Après le drame de Womey : Baadiko dénonce une culture de la violence !

Le président de l’UFD, Mamadouba Baadik dénonce une culture de la violence, suite au drame de Womey dont des présumés auteurs sont interpellés.  Selon l’homme politique, « Ces tragiques événements, en apparence totalement indépendants les uns des autres, illustrent à la perfection la culture de violence et d’impunité qui est devenue depuis des années, le quotidien du peuple de Guinée. La violence est endémique et va en s’aggravant de jour en jour. »

De l’avis de ce dissident de la COEP, depuis 2006, ce sont des milliers de nos compatriotes qui ont perdu la vie, tantôt victimes des balles des forces de l’ordre, tantôt victimes d’affrontements politico-ethniques, tantôt victimes du grand banditisme qui opère presque à visage découvert. Sur les grands axes routiers – déjà impraticables pour la plupart – des bandes de coupeurs de routes opèrent en permanence. Cette violence tantôt ciblée, tantôt aveugle n’épargne personne : simples citoyens, serviteurs de l’Etat en mission,  travailleurs sociaux, hommes et femmes de médias, religieux, militants politiques ou syndicaux, etc. Cette violence n’est pour autant pas ex nihilo. Explications : « Le pouvoir en place entretient en toute illégalité des milices tribales et des bandes de tueurs qui opèrent sous le couvert des forces sécurité. En Guinée Forestière particulièrement, des résidus de bandes armées de la guerre civile libérienne sont ouvertement tolérés. Depuis janvier-février 2007, les pouvoirs successifs Conakry ont recours comme forces supplétives pour terroriser la population et mâter dans le sang, les manifestations populaires. Au plan politique, la violence sert au pouvoir actuel du RPG-Arc-en-ciel à étouffer toute opposition et à préparer des futurs coups de force électoraux. La division et l’opposition des communautés étant à la base de toute sa politique, il n’est pas étonnant que des violences éclatent continuellement à travers tout le pays. »

Conséquence : l’Etat est disqualifié, selon Baadiko. « L’Etat guinéen malgré ses puissants moyens, a perdu son rôle d’organe impartial garant de l’intérêt général et de protecteur des citoyens. Abandonnées à elles-mêmes face à des problèmes existentiels, à la limite du désespoir, les populations baignent dans la culture ambiante de la violence et rejettent tout ce qui vient de l’Etat et tout ce qui le symbolise. La société guinéenne est bloquée ; la violence est devenue le moyen courant d’expression et de résolution des conflits. »

Jeanne FOFANA, Kabanews

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.