Arrestation de Gaoual : le geste peu avisé du pouvoir !

Le pouvoir ne pouvait-il pas se passer d’intenter un procès contre le député Ousmane Gaoual Diallo, au moment même où le tissu social et la crise politique plombent la marche réelle du pays, surtout que d’autres discours belliqueux sont tenus au sein du parti au pouvoir, par Nantou Chérif, Bantama Sow, Malick Sankhon et consorts ?

Biens des Guinéens, y compris des députés, des intellectuels et de simples observateurs de la scène politique guinéenne estiment que l’interpellation et certainement la condamnation du député devrait être mises sous boisseau, afin de donner la chance au compromis, donc au dialogue. Fut-il sans suite par manque de volonté du gouvernement ou plutôt d’Alpha Condé. Cette posture est d’autant plus souhaitable que l’article 65 de la Constitution guinéenne couvre bien les élus du peuple, sauf en cas de flagrant délit.

En cueillant aujourd’hui Ousmane Gaoual Diallo, le pouvoir souffle sur des braises et du coup, radicalise les opposants, en l’occurrence l’UFDG, seconde formation politique en Guinée, déjà échaudée par le refus du même pouvoir de tenir une assemblée générale ordinaire à Kaloum. Ce geste peu avisé risque de jeter du discrédit sur la gestion de la démocratie en Guinée. Autant donc en découdre pour le respect des principes démocratiques. Les opposants s’y attèlent et les jours à venir risquent d’être palpitants. Qu’on soit à Jakarta, Chine ou Indochine…

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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