Arrêté dans une affaire de viol, un imam se défend : «Je ne l’ai jamais forcé… »

Un imam accusé de viol sur une femme vient d’être épinglé par l’équipe du Colonel Moussa Tiégboro Camara. L’acte s’est passé au quartier Kobaya dans la Commune de Ratoma.

Selon le responsable de la Communication du Secrétariat général à la Présidence chargé de la lutte contre la drogue et le crime organisé, le présumé violeur Elhadj Alhassane Sanoh, a passé six ans en Arabie saoudite. Il est détenteur d’un diplôme de l’Université islamique de Médine, spécialité la Charia.

Il a été arrêté et détenu par les services de sécurité et devait être présenté à un juge ce mardi.

Interrogé sur ces accusations, l’imam ne nie pas avoir eu des relations intimes avec la dame, mais rejette l’idée d’un viol.

« Elle est ma copine et je ne l’ai jamais forcé à prendre la vidéo. Je lui ai dit que si elle ne vient pas me voir je vais publier la vidéo. Mais je ne l’ai jamais fait. Je n’ai jamais demandé la somme de 6 millions de francs guinéens. Je regrette de l’avoir menacé, mais je savais que je n’allais jamais le faire. Je suis vraiment désolé de prendre la vidéo et de l’avoir menacé. Je ne savais pas que cela allait arriver là. J’ai pris la vidéo entre copain et copine pas d’autres choses.  J’ai fait presque 4 mois avec elle », a-t-il relaté.

Pour la victime, qui se trouve être une vendeuse d’habits, elle a été menacée par le violeur avant de céder :

«  Il m’a menacé j’ai eu peur. J’ai cédé. Je ne savais pas qu’il avait filmé cela. Après deux jours, quand je me suis connectée, il m’a envoyé la vidéo. Elle m’a dit que si je ne le rencontre pas, il va balancer ça sur les réseaux sociaux.  Je suis partie pour une deuxième fois pour le rencontrer. Après il continuait toujours à me menacer. Il m’a demandé de lui donner 6 millions de francs guinéens sinon je vais voir. »

Pour le Commissaire principal de police Mohamed Mazo Mansaré, responsable chargé de la communication au Secrétariat général à la Présidence chargé de la lutte contre la drogue et le crime organisé, l’imam est poursuivi pour détention et la diffusion des images pornographiques sans le consentement de l’intéressé qui est une infraction.

« A son retour, il s’est lancé dans les activités de vente de véhicules et de téléphones. Il entretient des relations avec les filles et femmes et les filme dans leur nudité absolue. Pour faire le chantage à ses victimes. Il leur envoie ces images pour demander de l’argent. Le cas pour lequel il a été interpellé, il a demandé 6 millions à sa victime avec laquelle il a eu des relations sexuelles. Or, vous savez que la capture, la détention et la diffusion des images pornographiques sans le consentement de l’intéressé est une infraction », a déclaré le Commissaire Mansaré.

A noter que le présumé violeur est un homme marié et père d’un enfant.

Alfred Bangoura, www.kababachir.com

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